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Trans-en-Provence
Trans
en Provence est un agréable village, proche de Draguignan, situé à 20 minutes
des stations balnéaires de la côte dans un décor provençal authentique.
Le village offre une visite intéressante à travers ses ruelles et jolies places.
Au coeur du village, depuis le pont qui vous amène à la Place de l'Hôtel de
Ville, vous pourrez admirer les cascades de la Nartuby.
Vous ne manquerez pas la façade de l'Hôtel de Ville (style Louis XV),
remarquablement restaurée ainsi que l'église du XV° richement décorée.
Boire à
la source
Les
eaux de la Foux, affluent de la Nartuby, avaient jadis mauvaise réputation : des
esprits bienfaisants habitaient à leur source, mais conservée quelques jours,
l'eau dépérissait jusqu'à devenir impropre à toute consommation.
Un
gouffre dans le village
La
Nartubie traverse le village en un passage étroit et profond. Les eaux grondent
au fond d'un gouffre que, par endroits, enserrent deux falaises de 30 à 40
mètres de hauteur. Long d'environ 400 mètres, cet "abime" n'a pas plus de 8
mètres de largeur entre ses deux rives.
Un
Belge pas comme les autres
  
Sur la petite colline du clos
de l'Hermitage, une étrange construction domine le village. Coupole de 10 mètres
de hauteur et 15 mètres de circonférence, percée d'orifice réguliers, ce
monument apparemment énigmatique est un puits aérien. Il fut édifié, en 1930,
par l'ingénieur belge Achille Knapen, pour démontrer qu'il est possible
d'utiliser l'eau contenue dans l'atmosphère. Naturellement , le but d'une telle
installation est d'augmenter les ressources en eau potable des régions
désertiques. Ce "puits aérien" utilise le principe suivant : l'air chaud de la
journée entre librement dans la coupole et s'y accumule; puis l'air froid de la
nuit provoque la condensation de la vapeur d'eau qui était contenue dans l'air
chaud. La quantité de liquide recueillie dépend du volume du puits, d'où les
dimensions assez vastes données à l'appareil de Trans. Le 20 mai 1930, Achille
Knapen fit constater, par des témoins, la justesse de son hypothèse : dans le
puits, il pleuvait effectivement. Quelques années plus tard, Knapen mourait, et
son œuvre ne sortit pas du domaine de l'expérimentation. Mais il n'est pas sûr
que l'air des déserts soit suffisamment humide pour alimenter un puits aérien
avec un rendement convenable.
Napoléon-en-Provence
Une autre curiosité de Trans
est le musée napoléonien (Place de Villeneuve) fondé par un ancien brigadier de
police, qui y a rassemblé plus de mille pièces intéressant la période impériale.
On y trouvera notamment l'un des vingt masques mortuaires de Napoléon et un
sachet de terre recueillie sur le tombeau de Sainte-Hélène.
Situation :
Pays :
France
Région :
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département : Var
Arrondissement :
Draguignan
Canton : Draguignan
Superficie : 1699
hectares
Code Insee : 83141
Code postal : 83720
Maire
(Mandat en cours) :
Jacques Lecointe
Intercommunalité :
Communauté d'agglomération dracénoise
Latitude : 43° 30’
15’’ Nord
Longitude : 6° 29’
12’’ Est
Quelques photos :

Avec
notamment le fameux gouffre, généré par la Nartuby, au sein du village et le
fameux puits aérien du Belge A. Knapen.
Le
cas de Trans-en-Provence (ovni)
Le cas
de Trans-en-Provence est l'un des rares cas où un OVNI est supposé avoir laissé
des traces matérielles scientifiquement mesurables. Cet événement a eu lieu le 8
Janvier 1981, à Trans-en-Provence, dans le département du Var.
Le
témoignage
Le 8 Janvier
1981, vers 17h, un habitant de Trans-en-Provence, Renato Nicolaï, maçon retraité
d'une cinquantaine d'années, était occupé à bricoler dans son jardin. C'est
alors qu'il vit un engin atterrir, avec un léger sifflement, sans flammes.
Selon le témoin, « l'engin avait la forme de deux assiettes renversées l'une
contre l'autre. Il avait la couleur du plomb et possédait une nervure tout
autour de sa circonférence. Sous l'appareil, j'ai vu, au moment où il se
soulevait, deux genres de pièces rondes qui pouvaient être des réacteurs ou des
pieds. Il y avait aussi deux autres cercles qui ressemblaient à des trappes. Les
deux réacteurs ou pieds dépassaient légèrement sur 20 cm en-dessous de
l'appareil. »
Il mesurait
environ 1,80 m de haut pour 2,50 m de diamètre. Peu après, l'objet décolle, pour
disparaître bientôt au loin. Le témoin découvrira que l'engin a laissé une trace
circulaire noirâtre d'environ 2 mètres de diamètre.
Un voisin gendarme arrivera bientôt sur les lieux, il prélèvera sur les lieux de
la luzerne ainsi que de la terre et enverra les échantillons au GEPAN pour
analyse.
Le cas de
Trans-en-Provence a fait l'objet d'une enquête de la part du GEPAN. Le sérieux
de cette enquête a été vivement critiqué par les sceptiques[. L'explication
considérée comme la plus plausible pour ce cas aujourd'hui est que le témoin à
menti, et que la trace physique prétendument laissée par l'engin extraterrestre
était en réalité un ripage de pneu.
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La première horloge de Trans
( Site Nadine de
Trans).
Les habitants du lieu de Trans voyant
leur chef-lieu de viguerie*, Draguignan,
doté, depuis longtemps d'une horloge, voulurent, à leur tour, en avoir une. Pour
une localité industrielle comme l'était déjà Trans en 1538, ce n'était pas
seulement du luxe, c'était une nécessité. Aussi, en sa séance de janvier de
cette année là, le conseil nomme deux délégués : un conseiller et un lieutenant
de juge, pour "cueilly tout ce que porran trobar per fayre ung relloge" (pour
recueillir tout ce qu'ils pourront trouver pour faire une horloge)Qu'est-ce
qu'il pouvait bien chercher et recueillir dans le vieux "massaquin" (magasin) de
la communauté? Ce garde-meuble était-il riche en ferrailles ? Et voulait-on les
donner en échange de l'horloge tant convoitée ? Les archives n'en disent rien,
mais il est à croire que ni le fer, ni l'argent n'abondaient dans les coffres
communaux, puisqu'il n'est plus question d'horloge dans les délibérations
communales jusqu'en 1543. En cette année, le conseil délibère de nouveau de
faire fabriquer "ung reloge" et, comme on la désire toute pareille à celle de
Draguignan, dans la même séance, un délégué est nommé à qui l'on vote quatre
gros (monnaie de l'époque) pour ses dépenses "per anar mesurar lou reloge de
Draguignan" (pour aller mesurer l'horloge de Draguignan).
Il paraît que ces Messieurs du conseil étaient pressés d'entendre
sonner les heures du haut de la tour de leur église ; car immédiatement après
ils décident de prendre la "campana devers Saint-Esprit et la mettre au reloge
pour le service de la villo" (Nota de Nadine : ils décident de prendre la cloche
qui était à Saint-Esprit : la maison de Saint-Esprit était la maison de ville,
et de la mettre à l'horloge pour le service de la ville), à condition de fondre
"ung altre campana" (une autre cloche) de même poids et dimensions. Dans une
séance postérieure, le conseil, craignant, sans doute, de ne pas trouver à
Draguignan ce qui était nécessaire, envoie un de ses membres à Aix, "per ana
compra de matieres per fare la campana, so es jusqu'à la somme de huit quintaulx"
(pour aller acheter des matériaux pour faire la cloche et ce jusqu'à la somme de
huit quintaux), et vote 140 florins 4 gros pour la facture de "l'oreloge"
(l'horloge) et une taille de 100 florins pour payer le "methal" de la cloche.
Malgré les 100 florins votés, on n'eut pas assez de matière pour
fondre une cloche pareille à celle de Saint-Esprit. Aussi le conseil ordonne que
"le methal de la campana sio creyssut... de ce que sera necessari" (le métal de
la cloche soit accru... de ce qui sera nécessaire).
Cette fois, il ne fut pas besoin de députer jusqu'à Aix pour cet
accroissement, ce fut Brignoles qui eut l'honneur de la fournir, et le trésorier
dut compter 16 florins "a un merchant" (à un marchand) de cette ville pour solde
du "methal" (métal) de la cloche.
Enfin, l'horloge fut placée sur la tour de l'église ; on avait
acheté une corde pour les poids, du prix de 12 sols.
Vous croyez qu'on va confier le soin de la règler, soit à un
horloger, soit, au moins, comme on fait aujourd'hui dans la plupart de nos
villages, ou il serait trop onéreux d'en appeler un de la ville, ou bien au "fabre"
(forgeron) ou au serrurier ? Détrompez-vous ; c'est à "dono Honnorado Piquesse"
(dame Honnorade Piquesse, nous avons là l'exemple d'un nom de famille féminisé
comme je vous l'ai expliqué dans mon article sur l'étude de noms de famille de
la Garde Freinet ; Piquesse = Pic), à laquelle on alloue 6 florins par an, "per
ses gages dau reloge" (pour ses gages pour l'horloge).
En 1565, Dono Piquesse est remplacée par un "gouverneur" de
l'horloge et le conseil lui vote 12 florins "per lous gages de governa lou
reloge" (pour les gages pour s'occuper de l'horloge). C'est toujours 12 florins
que vote le conseil de la communauté, en 1570, "per governa et condurre lou
relloge" (pour gouverner et conduire l'horloge) ; en 1538, pour "le governement
du reloge" (pour le gouvernement de l'horloge).
Mais tous ces gouverneurs, conducteurs, pas plus que dono
Piquesse ne parvenait à la conduire et à la gouverner d'une manière régulière,
on pouvait dire à la lettre qu'elle marchait comme "les affayres de la vilho"
(les affaires de la ville) qui ruinée par les Impériaux en 1530, saccagée par
les assiégeants du château, en 1579, était encore menacée par les Piémontais en
1635. Le conseil décida, à cette date, de charger le prieur de la surveillance
et de la direction de l'horloge.
Marcha-t-elle mieux ? La question reste posée...
Auteur : Marius Sivan - Revue de Cannes et du littoral
*Viguerie
: Juridiction administrative médiévale apparue à l'époque carolingienne.
Cependant, avec le déclin du pouvoir central, la viguerie est devenue au fil du
temps la juridiction la plus petite, s'occupant des affaires courantes. Elle est
administrée par un viguier. Les vigueries ont disparu en grande majorité en 1749
suite à un édit supprimant les petites juridictions, à l'exception de la
Provence où elles ont survécu jusqu'à la Révolution.
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Le village de Trans au XVème siècle
(Site Nadine de Trans)
Au cours des âges, les disettes, les guerres civiles et plus encore, les
épidémies, avaient dévasté la Provence. Partout, la population avait diminué
dans des proportions effrayantes. A Trans, alors qu’on dénombrait 68 chefs de
famille en 1283, on n’en comptait plus que 53 en 1366. En 1471, un affouagement
général (c’est-à-dire un dénombrement des feux ou foyers en vue de la perception
de l’impôt) fut fait avec méthode et minutie, cet affouagement faisait état de
40 foyers. En comptant plus ou moins 5 personnes par foyer, la population totale
n’était donc plus à cette époque que de 160 à 200 habitants. A la fin du siècle
considéré, on peut se rendre compte de la topographie de l’agglomération et des
transformations qui se sont opérées.
siècle Le village primitif, composé d'une cinquantaine de maisons, existe
toujours enclos dans ses remparts tout à côté du château. Ce château que le
seigneur de Villeneuve a fait transformer en forteresse entre 1303 et 1350
comporte une entrée princiaple appelée le Grand Portail qui donne sur le Bachas.
Cette entrée est précédée d'un pont-levis qui franchit le fossé. Le terme de
"bachas" en provençal signifie fossé.
Ce premier village situé à côté du château est regroupé sur le terrain qui forme
actuellement le jardin de Barbecane. On l’appelle alors Denfré mais aussi la
"vieille ville" par opposition à la bourgade qui s’est constituée depuis
longtemps déjà en dehors des murailles. Ce terme de Denfré est dérivé du latin
"infra" qui signifie "dedans" ou encore "à l’intérieur de". Denfré sera détruit
en 1592 peu après le château seigneurial lui-même (voir plus loin dans mon
récit). Avec le temps, le souvenir de cette vieille ville de Denfré se perdra et
on en viendra même à oublier son emplacement.
Cette nouvelle bourgade qui s’est constituée ainsi est l’embryon du village
moderne. Elle s’étend le long de la grand route qui devient son artère
principale sous le nom de rue Droite (carriera drecha) mentionnée pour la
première fois en 1426. C’est l’actuelle rue Nationale. L’église paroissiale
existe déjà sur son emplacement actuel, le cimetière s’étend autour de l’église.
Il sera procédé à son transfert en 1767. En effet, depuis longtemps les
villageois se plaignent du fait que le cimetière est un foyer d’infection et que
les chiens y divaguent. L’emplacement délaissé par le cimetière permettra
d'agrandir l'église en créant une seconde nef.
Mais ceci est une autre histoire, revenons au siècle qui nous intéresse.
L'ancienne maison commune de Trans, s'installe à la fin du XVe siècle dans la
maison située face au mur nord de l'église paroissiale, dans la rue du Saint
Esprit et prend naturellement le nom de Maison du Saint Esprit. Cette rue du
Saint Esprit ne s'étendait pas au-delà de la place située derrière l'église et
présentait en son commencement, sur le devant de l'église, un avancement
d'alignement qui en rendait l'accès difficile. De nos jours cette maison porte
le numéro 5 de la rue de la Motte.
La place de l’Eglise devient le centre du village et l’agglomération se
développe au début du XVIe siècle, le long de la rue Droite. D’une part jusqu’à
la place du Postel (actuellement place de l’Hôtel de ville) qui était beaucoup
plus petite à l’époque puisque occupée en partie par la terrasse du château
seigneurial qui sera détruit en 1579 pendant les guerres de religion, et au pont
(le Pont Vieux ou Pont de St Roch) qui est alors le seul pont de Trans qui
existe, et d’autre part, en direction du quartier de Notre Dame, dont le nom
date de cette époque. En effet, de ce côté et alors en pleine campagne, Honorade
de Baschi l’épouse du seigneur de Trans de la famille de Villeneuve fait
construire en 1495 la chapelle de Notre Dame de Pitié qu’on appellera aussi
Notre Dame de l’Aire parce que située tout à côté de l’aire de battage du blé.
Plus tard, dans le courant du XVIe siècle, le village est fermé par deux portes
destinées principalement à interdire son accès dans les cas très fréquents
d’épidémies de peste. Ces portes appelées l’une Portail du Pont et l’autre
Portail de Notre Dame sont situées aux deux extrémités de la rue Droite. C’est
proche du Portail du Pont que se trouve l’Hôtel Dieu (Hospital Saint Jacques)
qui est destiné à accueillir les malades, les pauvres passants et les voyageurs
(lire mon article sur ce sujet ICI).
En résumé, on peut dire que dès la fin du XVe siècle, Trans a ébauché
quelques-unes des grandes lignes de sa physionomie actuelle et que cette fin de
siècle laisse espérer des conditions de vie moins misérables en Provence.
Parmi les éléments qui vont par la suite apporter une certaine prospérité au
village, il faut placer dans les premiers rangs l’introduction et le
développement de la culture de l’olivier. C’est probablement au cours de ce même
siècle que cette culture fait son apparition dans le terroir. La seule précision
que l’on puisse donner à ce sujet réside dans le fait que le seigneur possède à
Trans un moulin à huile.
Cette culture de l’olivier, alors à ses débuts, est destinée à devenir, dans les
siècles qui vont suivre, la principale culture du terroir de Trans et à assurer
la prospérité du village.
Source : D'après les recherches de Maître Guillaume Barles ainsi que mes propres
recherches.
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