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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Productions agricoles
Au siècle dernier, il est presque naturel de trouver des ruches sur chaque exploitation agricole, comme complément de ressources ou simplement provision familiale. Il s'agit de "Brusc", ruche confectionnée en creusant un tronc de chêne-liège. Les abeilles y forment une colonie qui trouve sa nourriture aux alentours. Thym, romarin, thym blanc appelé "badasse" donnent la miellée du printemps. Avec le progrès, ces bruscs sont remplacés par des ruches en planches, puis par celles à cadres; celles-ci sont disséminées dans nos collines, de préférence dans des quartiers bien abrités : versant sud du Bessillon, Saint-Joseph, le Castellas, Marlin. En plus de quelques amateurs, deux Cotignacéens, avec 300 ruches, font de l'apiculture leur activité principale et, ne se contentant pas des fleurs du "coin", pratiquent la transhumance. Au mois de juin, ils transportent leurs ruches au moyen de charrettes par petits voyages de 30 à 40, vers une région plus mellifère : plateau de Canjuers, sur les lavandes et la sarriette. Une partie du miel récolté, en petite quantité, dans chaque famille est utilisée pour la consommation familiale. La quantité commercialisée est de 3 à 4 tonnes, vendue en grande partie en cornue de 80 kilogrammes, seaux métal et pots verre épais avec couvercles vissés, le contenu étant aussi lourd que le contenant. Le circuit commercial est axé sur Toulon, Marseille, Aix en Provence et Nice. De 1930 à 1940 il y a ralentissement, baisse de cheptel et bien entendu de production. Mais les rigueurs de la guerre stimulent à nouveau les apiculteurs amateurs ou professionnels, et l'après-guerre donne un renouveau à l'apiculture. On ne compte à Cotignac pas moins de 15 petits possesseurs de ruches et 5 apiculteurs plus importants. Ceci se maintient jusqu'en 1980. Depuis, de nouveau une diminution : apiculteurs âgés, baisse de cheptel allant vers l'abandon, amateurs découragés par les difficultés d'élevage et les irrégularités climatiques. Cotignac, malgré sa situation et son climat privilégié, n'a pas une flore suffisante, ni un printemps assez doux. Les ruches sont hivernées en partie sur la côte varoise où bruyères et arbousiers assurent un meilleur passage pour la mauvaise saison. Une partie demeure à Cotignac où, certaines années, une petite miellée de romarin est réalisée. Mais pour assurer une récolte raisonnable il faut pratiquer la transhumance vers les départements voisins (Alpes, vallée du Rhône) : ceci permet d'avoir différents miels n'altérant en rien la qualité ni la valeur du produit. Ce sont les abeilles qui vont vers les fleurs et la maîtrise de la récolte reste aux mains de l'apiculteur. Les récoltes n'en sont pas moins irrégulières, aussi les amateurs ne sont-ils plus que 7 ou 8 avec une cinquantaine de ruches, les autres restent au nombre de 5 pour un total de 1.200 à 1.500 ruches, ce qui donne une production annuelle, bon an mal an, de 20 à 25 tonnes de miel. L'apiculture rencontre de grandes difficultés dans le monde moderne, face au changement de cultures, à l'irrégularité des saisons et aux problèmes posés par l'urbanisation des campagnes. C'est pourtant un métier passionnant et si l'on n'axe pas tout sur la productivité, elle offre aux yeux et à la réflexion de l'homme toute la vie organisée et laborieuse de ces petites bêtes qui pourraient lui servir d'exemple. L'abeille, on ne le dira jamais assez, est indispensable à l'équilibre de la nature. Elle reste souvent le seul agent pollinisateur et, protégeant la nature et son équilibre, elle nous protège nous-même.
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Anciennes presses à olives de Cotignac (derrière la Mairie). L'oléiculture Introduit en Provence au VIème siècle avant Jésus-Christ, l'olivier a marqué depuis toujours le paysage de notre région. Le Var lui est particulièrement favorable,, et le " Mémoire sur l'olivier " de l'abbé Couture paru en 1786 signale trois variétés d'olives portant le nom de Cotignac : Pruneau de Cotignac, Redounau de Cotignac, Pardiguière de Cotignac. Au début de ce siècle, l'olivier était encore la base de la production agricole de notre commune. Mais dès le mois d'août 1890, le Conseil Municipal de Cotignac, avait tiré la sonnette d'alarme en ces termes : "Monsieur le Maire expose que l'échéance prochaine de l'expiration des traités de commerce et du remaniement de notre tarif général des douanes appelle la sollicitude du conseil et lui impose le devoir de faire connaître les vues d'une population entièrement adonnée à l'oléiculture que la concurrence des produits étrangers a réduite à la misère". En 1915, quelques 1.100 hectares, soit environ le quart du territoire de la commune de Cotignac, étaient plantés en oliviers. A cette époque, la cueillette durait près de quatre mois. Elle était effectuée par les femmes, dont certaines venues des Basses-Alpes, et par les enfants. Commencée à la Sainte-Catherine, le 25 novembre, elle se terminait le 19 mars à la Saint-Joseph. Aux environs de 1900, neuf moulins privés existaient à Cotignac, employant quarante-cinq personnes, dont une main-d'œuvre saisonnière d'origine italienne. Le poids total des olives traitées par les coopératives " La Défense " et " La Travailleuse ", créées en 1905, a oscillé de 620 tonnes à 133 tonnes entre 1916 et 1932, avec une chute grave en 1931 (55 tonnes), à la suite du gel catastrophique de 1929. Les causes du déclin de l'olivier sont multiples. Après 1920, la production des oliveraies de Tunisie entraîne la chute des cours et la culture locale n'est plus rentable. Le gel de 1956 accentue le déclin. La viticulture remplace progressivement l'oléiculture. Dès avant le gel de 1956, on ne comptait plus que 1.700.000 oliviers dans tout le Département du Var, contre 2.400.000 en 1939. Dans les années 70, les 1.900 arbres encore en production dans la Commune de Cotignac se répartissent entre 300 propriétaires. L'olivier n'est plus qu'un appoint, un élément secondaire dans la production agricole de notre commune, dont il était la base il y a quatre-vingts ans. (Source Bulletin Municipal de Cotignac " L'Écho du Rocher n°4 ")
************ Attention modération les amis !
La viticulture varoise réalise 40% du chiffre d'affaire de l'agriculture du département et sa culture couvre 15% de la superficie du territoire. Un vignoble de qualité, cultivé par des hommes animés du désir de hisser leurs produits au rang des meilleurs. Ainsi, les blancs " Coteaux varois " viennent depuis peu d'accéder à l'appellation d'origine VDQS à côté des rouges et des rosés du même nom. Depuis 1977, les " Côtes de Provence " font partie des grands vins classés AOC. Quant au " Bandol " leur notoriété s'accentue d'année en année... Depuis 1985, la qualité de la production des vignerons de Rians et d'Artigues a été reconnue avec le passage en AOC des " Coteaux d'Aix " dont l'aire de production varoise se limite à deux communes. Ce palmarès éloquent a donné aux autres vignerons varois l'envie d'améliorer la qualité de leur production. Témoins les " Vins de pays du Var ", dénomination depuis 1973 de vins de terroir qui portaient jusqu'alors l'étiquette de " Vin de table ". Leur diversité est grande mais ce sont tous des vins de caractère, à boire très jeunes et pourquoi pas tous les jours pour accompagner une bonne cuisine familiale. Leur prix le permet ! " Les Vins de pays du Var vous mettent le pays en bouche ! " Une jolie définition pour des rouges parfumés pleins de jeunesse et de légèreté, des rosés fruités et frais, des blancs nerveux et fins. Pour mériter la dénomination de " Vins de pays du Var " il faut d'abord être né sur le sol varois, nourri jusqu'à maturité de la terre et du soleil de Provence. Voilà pour l'authenticité. Mais des critères de sélection plus techniques jalonnent aussi sa production. Ils doivent provenir de cépages traditionnels du soleil : " Carignan " pour la charpente et la solidité, " Grenache " pour la puissance et la couleur, " Cinsault " pour la finesse et la souplesse, " Ugni et Clairette " pour les blancs. Des classiques associés à des cépages très aromatiques : " Syrah, Mourvèdre et Cabernet Sauvignon " pour les rouges ou encore des cépages locaux retrouvés, comme la " Roussane du Var " pour les rosés. Rendement maximum à l'hectare plafonné et teneur minimum en alcool, autant de conditions à remplir jusqu'à l'épreuve de la dégustation par les oenologues et l'agrément définitif. Les micro-climats de certaines zones favorisent la production de " Vins de pays du Var " d'une qualité supérieure; ils prennent alors le nom de leur terroir : Vins d'Argens, Vins des Maures et Vins du Mont Caume. Dans le Centre-Var, sur les coteaux de l'Argens, s'étend le vignoble des " Vins de pays d'Argens ", brillants de légèreté et de finesse dues à l'altitude moyenne du vignoble. La récolte comprend 80% de vins rouges et 20% de rosés, les vins blancs représentant un très faible volume. Les " Vins de pays des Maures " épousent les coteaux du massif des Maures de Saint-Raphaël aux Arcs et de Saint-Tropez à Hyères. Une production de 2/3 de vins rouges, à boire jeunes et de 1/3 de vins rosés fruités à boire frais... La côte méditerranéenne à l'ouest du département accueille les " Vins de pays du Mont Caume " dont les cépages donnent un vin rouge à la robe profonde avec beaucoup de corps et un rosé excellent. Gouleyants, ronds et souples les " Vins de pays du Var " sont des vins de soleil, aux arômes de petits fruits rouges et de fleurs, à ne pas boire n'importe comment. On servira les rouges légers assez frais, de 8 à 12°. Les plus corsés, chambrés de 15 à 18°, des rosés et les blancs, bien frais de 5 à 10°. Pour en savoir plus, s'adresser au Syndicat des vignerons du Var, au 15 avenue Maréchal Foch - 83170 - Brignoles, ou Chambre d'Agriculture du Var, au 11 de la rue Pierre Clément - 83300 - Draguignan.
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