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Moulins à huile

 

Il existe différents types de moulin à huiles (d'olives)

Les pressoirs romains

Le pressoir à arbre

On date son apparition au alentour du VIème siècle avant J-C.

  1. - Axe vertical / grosse poutre ou prelum
  2. - Encoches de hauteurs variables permettant de faire varier le pression et la quantité de scourtins
  3. - Levier permettant de manœuvrer le cabestan
  4. - Encoche en queue d'aronde servant à caller les "arbores" (piliers de bois encrés dans le sol si rocher ou dans un contre-poids) du cabestan.
  5. - Scourtins
  6. - La meule creusée de une ou plusieurs rigoles pour l'écoulement de l'huile vers les bassins / cuves de stockages.

Le pressoir à bascule

Date du premier siècle avant J-C. C'est une grosse vis de bois qui, en tournant, pousse sur le tronc qui presse les scourtins.

Le pressoir à vis directes

Il fait sont apparition dans l'antiquité. Variante du pressoir à bascule, remplaçant le tronc par des plaques (également de bois) afin de presser les scourtins.

Les pressoirs à chapelle

Les pressoirs à chapelle apparaissent au XVIII{e} siècle. Dans ce principe, la vis presse directement. Afin de lutter contre les forces de résitance au moment du pressage, les moulin étaient directement encastré dans le bâti. Ce système s’appelle « pressoir à chapelle » à cause de la forme en croix que l'on donnait à la structure servant à maintenir la vis en place.

 

 Une chapelle de presse à bras dans un mur de force

1 - Voûte avec trou pour que la vis entre dans le mur
2 - Poutre
3 - Vis en bois (XVIIe - XVIIIe siècles) ou en fonte (XIXe siècle)
4 - Cliquet et tête de cliquet en fonte
5 - Bois pour presser
6 - Scourtins remplis de pâte des grignons
7 - Ecoulement de l'huile d'olive
A - 1ère pression à froid (huile d'olive vierge)
B - 2ème pression à chaud : arrosage des scourtins à l'eau chaude
8 -  - Bac de réception de l'huile
9 - Le moulinier manœuvrant la basse de pression.

 

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Le moulin à huile traditionnel

1 - Aqueduc ou canal
2 - Chute d'eau
3 - Logement de la roue hydraulique verticale
4 - Sortie des eaux vers la rivière
5 - Mur de force dépassant largement du toit du moulin
6 - Chapelles des presses à bras
7 - Mécanismes : roudet, couronnes, cuves et meules, cabestan, chaudière
8 - Bacs de décantation

 

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On distingue :

A : LE MOULIN A SANG
La meule, retenue au plafond par un axe, est actionnée par un animal qui est relié à cet axe par un attelage horizontal. L'animal en tournant autour de la cuve entraîne la meule. On y met alors les olives qui sont broyées. Par une ouverture à la base de la cuve (a) on sort la pâte des grignons (b) (pulpe, noyaux).

B : LE MOULIN HYDRAULIQUE
C'est une grande roue hydraulique à augets ou à godets installée sous une chute d'eau qui actionne par un axe un rouet vertical denté. Celui-ci en tournant actionne une couronne horizontale dentée montée sur l'axe principal où est fixée la meule dans sa cuve. Les olives sont mises dans la cuve, parfois depuis l'étage (réserve aux olives), à l'aide d'un conduit en bois. Une fois broyées, elles sont recueillies (comme pour le moulin à sang) par une ouverture à la base de la cuve (a), c'est la pâte des grignons (b).

On remplit les " scourtins " (c) avec la pâte des grignons. Le scourtin désigne en provençal, les sacs de staterie ronds et plats tressés avec de la fibre de coco et dont la seule usine qui en fabrique toujours se trouve à Nyons dans la Drôme.

L'huile de la première pression s'écoule dans un bac (f). Une fois bien compressés les scourtins sont ôtés, les grignons (noyaux) (g) sont entreposés dans un coin du moulin : ils seront vendus à des usines pour être traités en farine : elle servira au fleurage des boulangers (le fleurage consiste à saupoudrer de la farine de grignons sur la pelle à enfourner les pains afin que la pâte ne colle pas).

L'huile s'écoule ensuite dans différents bacs de décantation (h) remplis eau. Plus légère, elle reste en surface. Recueillie à " la feuille " (i) (outil plat et mince avec manche) l'huile est entreposée dans des jarres. Au dernier bac (les enfers) (j), l'eau encore grasse mais impropre à la consommation est destinée aux savonneries de Marseille. C'est la ressence.

Le cabestan est un axe tournant en bois avec un cordage relié à l'extrémité de la barre en bois des presses à bras et destiné à alléger la manœuvre du moulinier pour terminer la pression.

La chaudière produit l'eau chaude pour arroser les scourtins dans les presses, elle sert également à chauffer le moulin, car ne l'oublions pas, la saison des olives est en décembre et janvier.

En moyenne, il faut 100 kilos d'olives pour faire 15 kilos d'huile de 1ère pression et 2 mouliniers sont nécessaires pour traiter 200 kilos par heure.
Il est facile de reconnaître un moulin à huile d'autres bâtisses car le plus souvent il se trouve non loin d'un cours d'eau et le "mur de force" dépasse largement du toit, c'est en bas du mur de force que se trouve les "chapelles" des presses : il faut du poids au dessus autrement, sous la pression, le bâtiment risquerait de se fendre !
 

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Ce qu'il faut retenir pour un profane :

Un moulin à huile n'est jamais actionné par le vent
Un moulin à huile peut être hydraulique (actionné par l'eau)
Un moulin à huile peut être "à sang" (actionné par un animal)
La meule d'un moulin à huile "travaille" sur sa tranche et est toujours verticale
La meule d'un moulin à huile peut être en basalte ou en calcaire
Le moulinier est le nom de celui qui fait marcher un moulin à huile

 

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Source :

Wilkipédia - Eric Kalmar

 

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