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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Comme
partout ailleurs il y a les bons et il y a les mauvais. Si je devais porter un
jugement je dirais, à quelques exceptions près, que les chasseurs du sud sont
moins bons à l’individuel que ceux du nord ! Par contre à la battue au
sanglier ils sont parfaitement organisés et ce sont sans doute les meilleurs,
surtout si l’on considère la configuration du terrain. Chaque année ces
passionnés de la gâchette réalisent des cartons somptueux. Je sais que
certains propriétaires font preuve d’une certaine hostilité envers les
chasseurs, et ce pour diverses raisons ; personnellement, je me réjouis de
les voir en action car les sangliers, dont la population est en augmentation
constante, sont devenus une véritable calamité régionale. A Macao, où ils
pullulent, ils ont pratiquement détruit tous les arbres fruitiers en se
suspendant aux branches qu’ils arrachent pour récupérer les fruits ;
ils ne respectent rien, retournent les pierres des restanques pour y chercher
des vers ou des insectes, abîment les murs en les franchissant, labourent les
prairies où les gazons jusqu’au pied des maisons ; quant aux potagers
ils sont continuellement dévastés et seule une clôture électrique peut
freiner l'ardeur de ces prédateurs. Alors dans ces conditions en vouloir aux
chasseurs me semble dérisoire ! D’autant que ces gens ont toujours été
d’une correction exemplaire, si on excepte quelques individus qui lâchent leurs
coups un peu trop près des maisons et qui ont tendance à tirer sur tout ce qui
bouge ; ce sont les mêmes, d’ailleurs, qui prennent pour cible les
pancartes ou les panneaux de signalisation. Je crois savoir que les bons
chasseurs s’arrangent pour éliminer ces brebis galeuses. A
propos de sangliers, il ne fait aucun doute que nous sommes en présence d'un
phénomène nouveau dû à l'inconscience de certains chasseurs qui ont joué
les apprentis sorciers en croisant du sanglier avec du cochon domestique ;
l’hybride ainsi obtenu a été baptisé, selon les régions, cochonglier ou
sanglochon. Ces pseudo gibiers sont artificiellement élevés, relâchés,
nourris, soignés, entretenus pour le seul loisir d’une minorité de
chasseurs. Si l’on en croit Claude Mabille, président de l’association « Stop
Ravages » ces animaux se reproduiraient 5 fois plus rapidement que les
sangliers normaux. Ceci explique peut-être la recrudescence de ces bestiaux,
malgré les hécatombes réalisées par les chasseurs ; d’autant que les
forêts de moins en moins entretenues offrent des refuges inexpugnables à ces
populations. Certains de ces individus sont tellement dépendants de l’homme,
que parfois ils n’hésitent pas à s’en rapprocher ; ainsi un peu après
le hameau Saint Joseph, je connais personnellement des gens à qui ces « sangliers »
rendent visite en échange d’eau et de nourriture ; une nuit une laie est
même venue cogner à leur porte, alors que blessée, elle voulait qu’on la
soigne.
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