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Les îles de
Lérins (découverte de Saint Honorat .)
Les îles de Lérins sont situées en méditerranée approximativement en face de la
ville de Cannes (Alpes Maritimes), Saint Honorat est la plus éloignée des côtes
des deux îles principales formant l'archipel de Lérins.
D'autres îles microscopiques forment cet archipel: Ile de la Tradelière, Ile St
Ferréol, et L'Ile plus quelques cailloux.
St Honorat est la plus petite (des 2 principales) aussi longue de 1,5kilomètres
et large de 400mètres elle est très basse, elle est séparée par un étroit chenal
de l'autre grande île, Ste Marguerite.
La vocation de Saint Honorat est "monastique", en effet, elle est occupée par le
monastère de Lérins, un bâtiment ancien visible d'assez loin.
A la recherche d'une plage paradisiaque (sans mauvais jeu de mots)...évitez
cette île, l'intérêt est ailleurs, dans son patrimoine architectural, son
vignoble, ses chais, ses pinèdes, la vie intérieure du monastère, le
recueillement ...
En 1073, la forteresse fut élevée afin de protéger les moines bénédictins des
pirates sarrazins.
Le vieux cloître a été élevé au VIIème siècles et agrandi à plusieurs reprises;
le cloître moderne a été construit au 19ème siècle et il est toujours occupé par
des moines qui cultivent la vigne et qui assurent également le transport
maritime de et vers l'Ile. L'exploitation permet de générer des revenus afin
d'assurer l'entretien du monastère et des "ses occupants". Il est possible d'y
loger et des retraites y sont organisées.
Vignoble réputé
Comme beaucoup de monastères à la fin du XIX ème siècle, la communauté
monastique à créé une distillerie.
Fermée en 1903 pour éviter les expulsions, au moment de la séparation des églises
et de l'Etat, elle fonctionnera de nouveau après la Seconde Guerre mondiale.
Elle existe encore aujourd'hui, équipée d'un magnifique alambic de 1948, piloté
par le frère Giancardo, maître liquoriste, produisant des liqueurs réputées :
lérina verte aux arômes floraux intenses avec des notes de menthe, de verveine
et d'anis
lérina jaune plus emprunte de fleurs sauvages et d'écorce d'agrumes;
liqueur mandarine,
lérincello, aux arômes citronnés et au nez subtil, fort prisée des voisins
transalpins
marc de Lérins.
Mais surtout, les moines ont développé et exploitent un vignoble de 8 hectares
qui produit 12 000 bouteilles de liqueur et 35 000 bouteilles d'un vin
d'exception vendu à de nombreux restaurants français étoilés, à l'Hôtel
Matignon, au Palais de l'Elysée, à l'Assemblée Nationale, mais aussi partout en
Europe et aux Etats-Unis, grâce au site Web de l'Abbaye
Le Club des amis du vignoble de Saint-Honorat ne cesse de grandir, avec 1.680
membres dont le chef Alain Passard parmi les fondateurs.
En 2007, le cumul des ventes de vins, liqueurs et autres produits monastiques
commercialisés à la boutique, représente pour la communauté un chiffre
d'affaires de 960 000 euros. Et avec une cuvée Saint-Sauveur 2005 récompensée
d'une médaille d'or au concours des Syrah du Monde 2007, devant 324 concurrents
en provenance de 17 pays, l'avenir se présente sous les meilleurs auspices pour
l'abbaye de Lérins, dans le plus grand respect de la nature et des personnes qui
travaillent dans ces vignes.
Histoire
de l'Abbaye :
Entre 400 et 410
Honorat, Caprais et quelques compagnons arrivent sur l’île et forment une
communauté de moines qui s’agrandit rapidement et rayonne dans toute la Provence
romaine.
A partir du VII e siècle, Les moines adoptent la Règle de Saint Benoît.
8ème – 9ème siècle : période politique troublée et raids destructeurs attribués
postérieurement aux Sarrasins. Nous ne connaissons l’histoire de cette période
que par des documents très postérieurs.
Vers 980 : “ Libération ” de la Provence.
978-1020 : Lérins réapparaît dans l’histoire comme un monastère clunisien (St
Mayeul et St Odilon, abbés de Cluny et de Lérins). A partir du 11ème siècle,
nombreuses chartes de donation. En un siècle, établissement d’une centaine de
prieurés en Provence et au-delà. Persistance de l’insécurité due aux “ Sarrasins
” puis aux Génois.
Vers 1047 : Nouvelle dévastation de l’île, capture des jeunes moines qui sont
emmenés en Espagne. Ils seront rachetés par St Yzarn, abbé de St Victor de
Marseille.
1327 : Installation d’un système de signalisations par des feux entre la tour du
monastère fortifié et celle du Suquet.
Vers 1391 : Les reliques de St Honorat sont ramenées d’Arles.
1400 : L’île est pillée par des pirates génois. Le bâtiment sera dès lors
défendu en permanence par des serviteurs, puis des soldats provençaux (1437)
puis français (1481), qui résideront en permanence dans les étages supérieurs du
monastère fortifié.
1464 : Début de la commende. Augustin Grimaldi, troisième abbé commendataire,
réforme l’abbaye en se démettant de la commende et en réunissant l’abbaye à la
congrégation du Mont Cassin. Arrivée des premiers moines le 3 mai 1516.
16ème siècle : Première description du monastère fortifié par Barralis, soit 90
pièces (30 cellules, 1 église, 3 chapelles) pour 15-30 moines (nombre fixé par
un décret du chapitre conventuel).
1635-1637 : Les îles sont prises par les Espagnols et occupées pendant deux ans.
Ils fortifient toute l’île St Honorat en mettant des batteries de canons sur les
chapelles. Après la reprise des îles, une importante garnison y séjourne en
permanence.
A partir de 1636 : Le régime de la commende est établi définitivement, ce qui
entraîne la décadence rapide de l’abbaye, fermée par une commission royale en
1788. Il ne restait alors plus que quatre moines. Le domaine du monastère est
rattaché à l’Evêché de Grasse.
1791 : Les îles sont déclarées Bien National. L’île St Honorat est achetée par
divers propriétaires, dont l’actrice Blanche Sainval qui transformera le
monastère fortifié en salons de réception.
1859 : L’île est rachetée par l’évêque de Fréjus, Mgr Jordany.
1869 : Arrivée sur l’île des premiers moines cisterciens de Sénanque (prés
d’Avignon) qui sont à l’origine de la commun
Source : Voyage-vacances-découverte
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Association pour la protection du site classé:
www.ile-saint-honorat.com/.
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