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Le roi Soleil a vu le jour...grâce à Cotignac !

 

Louis XIV

 

 

(La naissance de Louis XIV vue sous un angle humoristique à partir de faits réels)

Je vous livre un extrait d'un  petit bouquin humoristique intitulé "Dieu et moi"; la scène se passe au paradis où Saint Thomas interviewe Louis le Quatorzième :

- Écoute Thomas, puisque je suis en veine de confidences, je vais te gratifier d’un bonus concernant ma royale naissance ; d’accord ?

- Avec un paradisque plaisir, Louis !  

- Voilà toute l’histoire ! En l’An de Grâce 1638,  au terme d’un accouchement difficile, j'abandonnais la protection douillette du ventre d’Anne d’Autriche pour me prélasser dans la somptueuse couche royale.

- Louis le treizième et Anne d’Autriche avaient besogné très longtemps pour essayer d’assurer la pérennité des Bourbons, mais sans résultat. A la cour on jasait ferme, sous le manteau bien sûr, à propos de la virilité de mon père et certaines des ex-maîtresses royales prétendaient même que ce n’était pas un bon coup ; d’autres assuraient, à juste titre, que puisqu’il avait eu bâtard de Louis XIII, la faute en incombait à ma mère.

Toujours est-il que Mazarin, qui croyait dur comme fer à l’infertilité d’Anne, avait réussi à décider ma mère de se rendre à Cotignac, dans le Var. Le Cardinal, qui comme tous les prélats, avait toujours une oreille qui traîne, avait entendu parler de ce petit village , dont l’église était réputée pour satisfaire les personnes en mal d’enfants. La Sainte Patronne en était Notre Dame des Grâces. On expédia donc Anne d’Autriche, en grandes Pompes, à Cotius.

On prétendait que cette grosse bourgade tirait son nom du latin « cotoneum » qui signifie coing ; cela semblait assez logique car la grande spécialité locale était la confiture de coing faite avec du moût de raisin et du coing amer ; l’on produisait également la fameuse pâte de coings.

Ma mère fit donc son pèlerinage avec la plus fervente dévotion; pour la petite histoire, elle se gava littéralement des spécialités cotignacéennes et, avant son retour, elle en truffa très généreusement tous ses bagages.

Très peu de temps après avoir rejoint ses pénates, ma Mère se mit à grossir. Était-ce  Notre Dame des Grâces qui s’était manifestée ou la confiture de coing ? Il est judicieux de penser que c’était certainement la conjugaison des deux.

Neuf mois plus tard, j'allais entrer de plein pied dans l’histoire de France.

Ce fut un semi miracle qui allait asseoir, plus tard, la réputation de ce merveilleux village.

Pour remercier la Sainte Marie, je fis moi-même, avec ma mère, un pèlerinage à Cotignac et montai à genoux chacune des nombreuses marches qui permettent d'accéder à l'Oratoire, et ce avec moult prières.     

En signe de reconnaissance ce charmant village varois me laissa en souvenir un épanchement de synovie, une bonne rage de dent due à la pâte de coing et une maladie gênante contractée avec Magali, une jolie indigène du cru. (Ne le répétez pas bonnes gens, car cela est un secret d'État !) Chaque année, à la date anniversaire, et ce, pendant très longtemps, des fêtes furent organisées pour commémorer l’évènement.

 

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