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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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La route Dans l’ordre prioritaire des travaux nous avions décidé de privilégier la construction de la station de pompage, pompeusement baptisée « local technique ». Il nous avait semblé très rationnel de bâtir ce dernier au pied du forage, situé à moins de vingt mètres de la « Ruine » qui se trouvait sur un petit promontoire ; il fallait donc créer une route de façon que les camions puissent amener les matériaux sur place. Il avait existé par le passé un vague chemin partant de la carraire pour aboutir au bastidon car l’on apercevait encore l’empreinte laissée par les roues cerclées de fer d’une charrette sur les rochers qui affleuraient, par endroits. Il y avait notamment un gros bloc de rocher, situé sur une pente, qui interdisait le passage ; à l’origine les anciens passaient dessus mais depuis plus d’un demi siècle l’érosion avait entraîné la terre de chaque côté. A cette époque, pour ce travail de sape, je ne possédais qu’une barre à mine, une masse, des burins et des massettes ; j’avais donc attaqué ce cerbère avec courage et détermination. Durant cette période, à plusieurs reprises, j’avais eu la visite du garde-champêtre qui répondait au surnom de « rouflaquettes » ; à chacun de ses passages il venait constater l’avancement des travaux mais il avait toujours cet air ahuri quand il me voyait attaquer ce « monstre » au burin ; j’ai appris par la suite qu’il m’avait baptisé le « fada » et j’avais pris cela pour un compliment. Enfin mon rocher rogné nous avait livré le passage. J’avais dû par la suite essarter à outrance abattre arbres et arbustes, débiter, dessoucher et enfin remodeler la côte rendue non carrossable à cause du ravinement et ce, avec pioche, pelle, brouette et dame ; j’avais enfin pu accéder à proximité de la « Ruine » avec mon fourgon et deux jours plus tard le premier camion me livrait sable et ciment. Le lendemain un second camion avait déchargé gravier, fers à béton, planches de coffrage et parpaings. J'étais enfin prêt pour attaquer les travaux !
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