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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Par CLAUDE AUBER Maurice Jougla et Georges Auber étaient penchés sur le poste de TSF de marque Pathé Marconi ; les mines étaient graves car cette maudite radio était désespérément muette et il ne restait plus que dix minutes avant l’émission de la BBC « Les Français parlent aux Français ». Avant les nouvelles du front il y avait les messages personnels destinés à la Résistance et aujourd’hui il en avait un très important qui était destiné au réseau « Pervenche » ; il devait confirmer ou infirmer un important parachutage d’armes, d’explosifs, de fausse monnaie, de cartes d’alimentation et surtout de cinq postes émetteurs-récepteurs. Ce réseau de résistance FFI était dirigé par le capitaine Raymond Cottret, plus connu sous le pseudonyme de « Du Guesclin » ; personne ne le connaissait et ses ordres parvenaient toujours à ses adjoints par courriers, des femmes la plupart du temps car les « boches* » s’en méfiaient moins ; dans ce type de réseau le cloisonnement était essentiel pour préserver les têtes. Les deux hommes s’affairaient toujours sur leur poste tout en discutant : - un machin tout neuf s’exclamait Jougla (dit le zouave), je n’y comprends rien ! - certainement une putain de lampe, rétorqua Auber (dit l’Ingénieur) - essaie de les remuer bordel c’est peut-être un faux contact ! « L’Ingénieur » avait ôté le cache-arrière et avait commencé à manipuler méticuleusement chaque lampe, chaque condensateur fixe ou variable, sans résultat apparent. - rien à faire, dit-il. - et merde ! S’écria « le Zouave » en balançant un coup de pied dans la table supportant la radio. Il y eut une sorte de chuintement qui se transforma en sifflement puis on entendit le fameux pom-pom-pom-pom de Beethoven répété à deux reprises et le leit motiv « les français parlent aux Français ». Les deux hommes avaient collé leur oreille contre le récepteur car les systèmes de brouillage allemands devenaient chaque jour plus performants ; leur concentration était telle que des gouttes de sueur commençaient à perler sur leur front... La suite de cette histoire sera prochainement éditée dans un recueil de Nouvelles intitulé : "Bizarre! Vous avez dit bizarre?" aux Editions APARIS - Edilivre.
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