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                       Tour de France des motos anciennes

 

La moto à Cotignac ou l'histoire d'une passion...

... Celle de Jean-Louis Cogordan pour les motos anciennes et notamment pour une "Saroléa" de 1924.

<<Cette moto-là, je l'ai depuis 1976 mais je n'ai commencé à la restaurer qu'en 2000 !>>

Le Varois Jean-Louis Cogordan a mis plus de vingt-cinq ans pour retrouver les pièces d'origine nécessaires à la remise en état de son antique Saroléa de 1924 ; une moto belge de 500 cc qui à l'époque était faite pour les fous de vitesse qui pouvaient dépasser les 100 km/heure !

Dans toutes les épreuves où elle a participé cette Saroléa s'est toujours révélée, et de loin, comme la doyenne des pelotons... et certainement aussi l'une des mieux restaurées.

<<Depuis deux ans, j'ai fait 21.000 km avec ! c'est énorme !>> Jean-Louis Cogordan est intarissable sur les caractéristiques de cette moto qu'il pense être la seule de ce modèle en France. Il a été obligé de boulonner les pneus aux jantes (il ne vaut mieux pas crever) car il tenait à ce que sa Saroléa reste chaussée d'origine, c'est à dire avec des "pneus à talon", sans armature métallique : confortables sur les chemins non goudronnés des années 20, mais dangereux sur notre moderne macadam !

<<Même à 45-50 km/heure de moyenne, faire 5.000 bornes avec cette moto, je vous jure que c'est un exploit !>>. Restaurateur professionnel de motos anciennes, Jean-Louis Cogordan connaît bien les bécanes, mais celle-ci est spéciale. Les freins sont capricieux : inefficaces dès qu'il pleut et brutaux dès qu'ils sèchent... Avec donc une certaine tendance à la glisse, il faut anticiper.

(Origine : Patrick Flaschgo)

 

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Historique : C'est en 1850 que l'histoire de Saroléa commence. Joseph Saroléa arrange un petit atelier à Herstal en région Liégeoise. Au début, cet atelier servait à la fabrication d'armes mais ces armes sous le nom de Saroléa ne seront pas vendues. C'est en 1892 que grâce à Joseph Saroléa, nous voyons l'apparition de vélos "Royale Saroléa". Après le décès de celui-ci en 1894, ce seront ses enfants (Joseph, Léonie, Emile et Laure) qui continueront l'œuvre de leur père en reprenant l'entreprise en main. En 1895, la maison engagera Martin Fagard qui pendant 50 ans et jusque à sa mort, sera la véritable tête pensante de la maison Saroléa. Celui-ci fait produire dès 1898 une petite série de tricycles avec moteur à pétrole "de Dion-Bouton" et même des automobiles mais celles-ci ne furent pas un grand succès. En 1901, Saroléa fait des essais pour l'application de moteur à pétrole sur des bicyclettes. Il s'agit en fait d'une simple bicyclette avec un moteur, un monocylindre quatre temps de 1 1/2 H.P de 247 cc (65x72). Dès 1901 les choses sérieuses commencent avec une commande de 1000 moteur en provenance de Londres. En 1902, Saroléa commercialise son premier modèle de motos avec une 381cc (76x84). A partir de là Saroléa était lancée pour faire une belle carrière. Certaines Saroléa partant pour la guerre 14-18 d'autres restant chez leur propriétaire. A noter la première moto à moteur culbuté qui n'est autre que la 23G en 1923. Cette 23G super sport pouvait atteindre facilement les 120 Km/h. La firme continua sur sa lancée et créa une multitude de modèles jusqu'en 1960 où Léon Gillet et ses fils prennent le contrôle effectif de saroléa. Saroléa construit alors jusqu'en 1963 des cyclomoteurs 50cc à moteurs JLO, HWM et MI-Val et des motos à moteurs Sachs de 100 et 200cc. Mais ceci est la fin de Saroléa et devient alors une histoire Gillet donc cela ne nous intéresse plus.

 

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