L'oratoire
J'ai
toujours eu un petit faible pour les oratoires ! Il en va de même d'ailleurs
pour les puits et les fontaines. Dans notre région nous sommes particulièrement
gâtés car les anciens n'ont pas été avares de ce type d'édifice; de plus,
dans chaque quartier, dans chaque village tous sont différents car à l'époque
on mettait un point d'honneur à ne pas faire comme les autres.
Parmi
tous ceux que je connaissais, sur la route qui mène au monastère de Saint
Joseph, il en était un qui m'avait, tout de suite conquis par son charme mais
surtout par sa simplicité. Il était fait de pierres sèches, montées à
la manière des restanques avec un linteau constitué par une pierre plate.
Cette petite construction, sans fondations, était sans aucun doute le fait de
gens humbles mais dont la foi était grande.
J'avais
donc décidé d'en faire une réplique à Macao avec des pierres semblables montés
avec la même technique et je dois avouer modestement que cette version faisait
presque plus ancienne que son modèle, si l'on voulait bien ne pas considérer
la croix, de récupération, qui surmontait l'oratoire.
Jean-Baptiste,
le fiston, avait apporté sa touche en sculptant un Saint Joseph, fort réussi,
qui avait pris place dans la niche.
Quelques
semaines, plus tard, cet oratoire ainsi que notre maison avaient été bénis
par le père Marie-Thomas en personne.
************
(Retour)
(Chapitre suivant)
(Chapitre précédent) |