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Jean V de Pontevès
Jean V de Pontevès, né en
1510 à Flassans et mort le 20 avril 1582 dans la même ville, dit le comte de
Carcès est un capitaine français des guerres de religion, ayant opéré
essentiellement en Provence. Ses partisans, catholiques intransigeants, sont les
carcistes.
Le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était
à la tête des catholiques les « Carcistes » ou « Marabouts », nom qui signifiait
« cruels et sauvages ». Il combattit contre les Razats du maréchal de Retz qui
s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et d’Allemagne. Les deux
camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant autres cruautés. Le
Parlement condamna d'abord la conduite des carcistes et permit de « courir sur
eux et de les tailler en pièces ». À cet ordre, une partie de la Provence prit
les armes et, en peu de jours, soixante-six carcistes périrent devant Cuers,
quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant
Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée et
Carcès ne dut son salut qu'à l'arrivée en Provence de Catherine de Médicis.
Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en
comté, avec remises des terres de
Cotignac, Flassans, Porquerolles, Château-Neuf,
Buoux, La Molle, Tavernes, Brue-Aurillac, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir
d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières
appellations ressortissant au parlement d'Aix : siège qui fut établi le 22
novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de
Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les
guerres de religion.
En 1574 (quatrième guerre de religion), il lève des troupes à Barjols pour
contrecarrer l’action des Politiques alliés aux protestants. Ils sont rapidement
arrêtés, et condamnés.
En 1575 (cinquième guerre de religion), il reprend les places prises par les
protestants une à une.
Il se retire à Salon, laissant à son neveu le soin de continuer la lutte.
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