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Généralités
COTIGNAC,
Cafirum de Cotignaco, bourg considérable, avec
titre de baronnie, en Provence, diocèse de Fréjus, parlement et intendance
d’Aix, viguerie et recette de Barjols ; On y compte 17. feux de cadastre. Ce
bourg est situé dans une contrée montagneuse, mais agréable et fertile surtout
en excellents fruits, à 2. l. E de Barjols, 3. N. O. de Lorgues, 7. & demie O.
N. O. de Fréjus, & 11. & demie E. d’Aix. Au sommet d’une haute montagne, à un
tiers de lieue N. N. O. de Cotignac est une fameuse chapelle sous l’invocation
de "Notre-Dame des Grâces". Elle fut
érigée vers l’an 1520, comme il parait par la bulle de Léon X, du 27 mars 1521,
qui en autorise la dévotion. Dans la suite, cette chapelle fut sous la
direction de M. Rollin-Ferrier, Prieur-Curé de
Cotignac. Ce noble & respectable Prieur voulant entretenir la dévotion des
peuples envers cette chapelle, assembla à Notre-Dame des Grâces quelques
ecclésiastiques, avec lesquels il forma une maison ou congrégation à l’instar de
l’oratoire de Rome, ou de Saint-Philippe de Néri. Il obtint pour cet effet une
bulle d’érection du Pape Clément VIII, de l’an 1599, par laquelle on voit que
les premiers Prêtres de cette congrégation étaient la plupart Docteurs,
Chanoines & Théologaux des églises de Marseille, de Grasse, &c. André Tod, leur
Vice-Préfet ou Sous-Supérieur, ayant fait un voyage à Paris quelques années
après, y connut l’oratoire naissant de M. de Berule, & en conçut beaucoup
d’estime. Il écrivit au Préfet ou Supérieur de la congrégation de Notre-Dame des
Grâces, & ces lettres forment une suite qui va jusqu’à l’an 1606. Voilà comment
la maison de Notre-Dame des Grâces a été convertie d’une chapelle séculière en
une maison & chapelle de Prêtres de l’oratoire de Rome ; & de celle-ci en une
congrégation de Prêtres de l’oratoire de France, ou de M. de Berule.
On dit qu’il s’est fait à cette chapelle
un grand nombre de miracles. Aussi la dévotion y est si grande, qu’on y vient en
pèlerinage non seulement de Provence, mais encore des provinces voisines. Le
Roi Louis XIV et la Reine d’Autriche, sa mère, la vinrent visiter, & y firent
leurs dévotions en 1660.
A
une demi-lieue de la chapelle, dont nous venons de parler, est une fontaine
qu’Honoré Berule
appelle miraculeuse & aux eaux de
laquelle on attribue bien des vertus. Cette source est appelée dans le pays, la
fontaine de Saint Joseph.
(Source : Dictionnaire
géographique, historique et politique des Gaules et de la France par l'Abbé
Expillr, Chanoine-Trésorier en Dignité du Chapitre Royal de Sainte-Marthe de
Tarascon, et de la Société Royale de Sciences et Belles-Lettres de Nancy - Tome
Second)
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PAGE HISTORIQUE
Monsieur Michel de la
Torre et son équipe de la Promotion Culturelle ont entrepris de décrire les
36.408 communes de France. Les archivistes, les érudits et les maires de
toutes les régions de France ont apporté à ce travail des informations
complémentaires et des actualisations.
Le texte concernant la
commune de Cotignac, qui a été complété par la mairie, vous est présenté
ci-dessous, tel qu'il a paru dans le répertoire des 153 communes du Var,
publié aux Éditions Nathan. Il constitue un excellent résumé de l'histoire de
Cotignac.
Superficie : 4.426
hectares - Altitude : 230 mètres - Population : 1628 habitants.
Cité en 1030 : "
Cotinnacum ". Seigneurie des Castellane au 11ème, puis des vicomtes de
Marseille, des Pontevès et des Simiane. Implantation juive probable au 6ème, ce
qui expliquerait la présence d'une rue " de Jérusalem " et d'un " quartier de la
Synagogue ". La chapelle Notre-Dame-de-Grâce fut érigée en souvenir de
l'apparition de la Vierge à Gaspard Ricard en 1519. Un siècle plus tard, un
moine, le frère Fiacre, eut en songe la révélation qu'Anne d'Autriche attendrait
enfin un héritier si elle se rendait en pèlerinage de Paris à Cotignac; le roi
lui-même l'y manda; le vœu exaucé, Anne d'Autriche et Louis XIV y firent, en
1660, un voyage d'action de grâce. Au 18ème, siège d'un établissement de
l'Oratoire ( le premier de France ) et foyer de Jansénisme important. Patrie de
Guillaume de Cotignac, conseiller du comte de Provence ( 1180 - 1245 ), du
troubadour Arnaud de Cotignac ( 1260 ), du botaniste Louis Gérard ( 1733 - 1819
), de l'amiral Louis Figanière né en 1780.
Préhistoire :
Présence de quelques
vestiges gallo-romains à Nestuby.
Architecture civile :
Petite
cité opulente, à l'architecture ornée, étalée au vif de sa falaise; bel ensemble
homogène d'architecture urbaine 17ème ( site inscrit ) : maisons et hôtels de
caractère; jolies fontaines; lavoir du Cours ( inscrit à l'inventaire des
Monuments Historiques ), cours Gambetta, la Fontaine des quatre-Saisons (
inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques ) avec mascarons; portes
ornées. Beaux fers forgés : impostes, rampes d'escaliers; quelques inscriptions
révolutionnaires. Château médiéval en ruines et ses deux tours quadrangulaires
dominant la falaise. Vestiges des fortifications 11ème; vieille tour de la
Puade. Hôpital Renaissance Xavier Marin. Dans la falaise de tuf à laquelle
s'adosse le village, salles troglodytiques fortifiées qui servirent de refuge en
périodes troublées. Vieux pressoirs à huile. Joli campanile
et cadran solaire sur le portail de Jérusalem. Sur la route Sillans-Aups, belle
demeure Louis XIV : mur-fronton en accolade et élégants pilastres. A l'entrée du
village, au pied de la falaise, autel à la gloire de Napoléon, érigé en 1830
Architecture sacrée :
Église
paroissiale Notre-Dame Saint-Pierre et Saint-Martin 13ème, agrandie au 17ème :
belles proportions, voûte en berceau brisé, bas-côtés voûtés sur croisillon,
abside en hémicycle .
Chapelle Notre-Dame-de-Grâce (1,5 kilomètres sud ) sur le mont Verdaille,
construite au 16ème pour commémorer l'apparition de la Vierge et qui fut le
siège de l'Oratoire : curieuses statues encadrant le porche d'entrée des lieux
saints; tableau 16ème, ex-voto de marbre en souvenir du voyage d'action de grâce
d'Anne d'Autriche et Louis XIV; importants pèlerinages dont un le 08 septembre (
il y vint jusqu'à 20.000 pèlerins ). Chapelle Notre-Dame- du- Bon Secours.
Modeste chapelle Saint-Bernard. Chapelle romane Saint-Patrick, en mauvais état.
Petit prieuré Saint-Martin ( 0,5 kilomètre nord-ouest); abside en cul-de-four,
porte ogivale. Chapelle Saint-Joseph ( 2 kilomètres ouest ), à flanc de colline
( pèlerinage ). 15 oratoires, plusieurs 17ème.
Sites,
curiosités :
La zone
de culture et de vignoble située au sud de la commune est dominée par des
collines couvertes de belles forêts ( Bois de Bessillon ). La Cassole arrose la
commune qu'elle parcourt du nord au sud. Points hauts : le gros Bessillon à
l'ouest ( 816 mètres ); à l'est le col du Charbonnier ( 308 mètres ). Sites
nombreux : la belle cascade du Vieux Moulin; la falaise ( site inscrit )
au-dessus du village, longue barre de tuf ( 80 mètres de haut, 400 mètres de
long ) aux gigantesques stalactites et aux multiples grottes; aven nommé " la
Salle des Merveilles " : 50 mètres de profondeur, 200mètres de couloirs, immense
salle aux concrétions d'un blanc éclatant; gouffre des " Trompines ", où se
précipite l'eau de la source Saint-Martin. Cité ruiniforme dolomitique sur les
pentes du Gros Bessillon ( 4 kilomètres est ). Vue très étendue depuis
Notre-Dame-de-Grâce et depuis le sommet du Bessillon. Route pittoresque
contournant la falaise de Cotignac.
Produits, ressources :
Vigne,
huile d'olive, miel, truffes, pâte de coing. Coopérative agricole. Cave
coopérative. Vins VDQS et AOC "Côtes de Provence ". Coopérative oléicole.
Vie
locale et artistique, loisirs :
Grande
foire annuelle le lundi qui suit le 11 novembre. Tous les mardi matin
marché-trottoir avec les ambulants. Fêtes les 8 septembre et 19 mars. Théâtre de
Verdure, concerts en été, spectacles divers. Illumination de la falaise et des
deux tours dites " Sarrasines ". Vie artistique et artisanale active ( stages ).
Artisans d'art : potiers - céramistes - tisserands - sculpteurs sur bois, cuir,
boite à musique - artistes peintres - peintres sur soie - fabricants de bijoux
et de tricots de métal - antiquaires. Exposition artisanale et foire artisanale
en juillet.
Chasse
- pêche - randonnées à cheval et à pied dans les bois de pins et de chênes -
camping municipal - Syndicat d'Initiative.
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UN
LABYRINTHE DANS LA FALAISE
Vous
trouverez Cotignac lové au pied d'une falaise de tuf, longue de quatre cents
mètres et haute de quatre-vingts mètres, surplombant une nichée de toits roux
blottis à ses pieds. Cette barrière calcaire est creusée de grottes qui furent
utilisées jadis comme refuges contre les invasions barbares. Cette masse
présente l'aspect d'une colossale muraille sculptée par les eaux qui, au cours
des millénaires, y ont modelé des stalactites, foré des tunnels, élargi des
salles. Comme, pendant les périodes d'invasions, les habitants vinrent y
chercher refuge, ces grottes et ces galeries ont été pittoresquement aménagées.
On y a construit des murs, ouvert des baies, taillé des escaliers. La grotte du
Gouffre, à deux étages, tire son nom du gouffre des Trompines où se précipitent
les eaux des sources voisines. Tout en haut de la falaise les deux tours
appelées "Sarrasines" telles des sentinelles semblent veiller sur la sécurité du
village et de ses habitants.
« Contrepoint mélodieux à l’austérité de
la roche, l’eau, qui partout sourd et chante grâce à la Cassole, une petite
rivière frivole qui s’offre le grand saut jusqu’au village dans une joyeuse
cascade. Elle s’est quand même un peu assagie depuis que l’on a construit en
haut du rocher une muraille pour contenir ses ardeurs ; autrefois, elle coulait
au beau milieu du village. Il vous faut monter sur le rocher par la rue des
Escaillons pour profiter du panorama sur les vieux quartiers, entendre le
chuchotement des dix-huit fontaines qui font écho aux murmures de la Cassole ;
il faut laisser votre regard se perdre dans la campagne environnante où
l’olivier planté en restanque le dispute à la vigne.
Incontournable
aussi la visite des grottes en contrebas, dont certaines furent fortifiées au
Moyen-Âge et qui servirent de postes de guet, d’entrepôts agricoles, voire
d’habitations ».
Ce petit village médiéval
situé au cœur de la Provence, est classé " Village de caractère ". Cotignac
offre un visage typiquement provençal avec son cours ombragé de platanes
centenaires.
Parcourez les rues de Cotignac (le vieux quartier abrite des maisons des XVIème
et XVIIème siècles), en passant par le théâtre de verdure, bâti sur des ruines
en 1990. La rue Clastre, bordée de maisons du Moyen-Âge, les plus anciennes du
village, se faufile jusqu'à la délicieuse place de la Mairie, ornée d'un
campanile parmi les plus beaux du Var, daté de 1496 et d'un platane majestueux.
Grande-Rue, les demeures se font alors plus nobles et se parent d'éléments
décoratifs, portes anciennes ornées de mascarons, linteaux de pierre, balcons en
fer forgé. Au n°7 au dessus de la boucherie, levez les yeux pour découvrir les
trois magnifiques cariatides qu'un bourgeois mégalomane fit sculpter sur sa
façade. Changement de décor avec la toute proche rue de la Liberté. Vous voici
dans le quartier industriel des tanneries, filatures à soie, moulins à huile, et
à tan, qui fonctionnaient au XIXème siècle grâce à l'énergie motrice de la
Cassole, petite rivière qui se jette eu une fabuleuse cascade appelée la
Trompine qui permit au village d'être la première commune électrifiée de France.
Les rues, en calade, mènent en contrebas au cours Gambetta, place rectangulaire
ombragée de platanes. Le mardi matin s'y tient un marché qui est un enchantement
de couleurs, d'odeurs et d'étals de bons produits naturels gorgés de soleil.
Vous pourrez acheter les spécialités du terroir huile d'olives, miel, figues,
pâte de coings dont le nom est à l'origine de celui de Cotignac, et aussi en
saison la truffe. Les villageois se retrouvent pour faire le "carroulé" qui est
le commentaire des nouvelles de la semaine, parfois à l'ombre d'un banc
accueillant. Un endroit bien loin de l'agitation du monde, à savourer dans la
tiédeur d'un après-midi d'automne. Vous pourrez également goûter les vins de
pays des nombreux domaines environnants. Cotignac est entouré de nombreux autres
villages plus charmants les uns que les autres qui ne demandent qu'à être
visités. A une trentaine de kilomètres au Nord, le Lac de Sainte- Croix vous
permet de profiter des plaisirs de l'eau dans un cadre magnifique, c'est
également le point de départ des Gorges du Verdon, un des plus beaux sites de
France. Si j'osais une comparaison je dirais que les célèbres gorges du Tarn ne
sont qu'une très belle fille alors que celles du Verdon, plus sauvages,
personnifient la vamp agressive et sensuelle.
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Informations
Pays
: France
Région :
Provence-Alpes-Côte-D'azur
Département : Var
Canton : Cotignac
Code INSEE : 83046
Code postal : 83570
Population : 2026
hab. (1999)
Nom des habitants :
Cotignacéens
Superficie : 4426
ha hectares
Densité : 40 hab/km²
Point culminant :
712m
Altitude :
144m/712m
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