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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Par CLAUDE AUBER Le directeur des
ressources humaines de la SNBA, avait un nom prédestiné puisqu’il se nommait
Maurice Laporte. Cet homme de
petite taille, au visage chafouin et au regard fuyant gérait son personnel
d’une main de fer ; il engageait ou licenciait selon les besoins du
service ou même, parfois, au gré de son humeur. Dire qu’il se comportait en
véritable négrier aurait été plus conforme à la réalité car la majorité
de son effectif, femmes et hommes confondus, était d’origine africaine. La plupart de ces
travailleurs ne possédaient ni papiers, ni argent ce qui en faisait des proies
faciles pour cette société de nettoyage de bureaux. Cette boite
d’exploiteurs, comme il en existe tant malheureusement, n’était pas très
exigeante sur les critères d’engagement mais en contrepartie les salaires étaient
les plus bas de la profession. Dans un vieux hangar désaffecté d’Aubervilliers, la SNBA avait installé des lits de camps, en provenance de surplus américains, bradés aux « Puces » de Saint-Ouen ; elle avait également récupéré des armoires de bureaux, lors d’une mise aux enchères, suite à un dépôt de bilan; tout ce matériel avait été remis en état à grand renfort de peinture. Cela permettait à cette société de conserver son personnel bien au chaud et à l’abri des regards indiscrets. Un cuistot antillais avait été engagé et chaque jour une camionnette venait livrer des produits d’origine et de qualité douteuses afin de sustenter les techniciens du balai ; le Martiniquais avait bien compris ce que l’on attendait de lui et il masquait le manque de fraîcheur des denrées par un usage intensif du poivre et du piment... La suite de cette histoire sera prochainement éditée dans un recueil de Nouvelles intitulé : "Bizarre! Vous avez dit bizarre?" aux Editions APARIS - Edilivre.
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