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Eléments meurtriers (Source GénéProvence)

 

Morte de froid (Baux-de-Provence, 25 février 1796)

 
 
«Ce jourd'huy six ventôse an quatre de la République française, pardevant moy François Pierre Pecoul, officier public […] est comparu Louis Rabot, tailleur d'habits, âgé de 62 ans, et Joseph Rabot, aussi tailleur d'habits, âgé de 38 ans, domiciliés dans cette commune, lesquels m'ont déclaré que Magdeleine Viaume, âgée de 37 ans, fille a feu Joseph Viaume et à Jeanne Barthelemi, est morte dans une terre près des Baux au mas de Legré, à [l']occasion du froid.
D'après cette déclaration, je me suis porté tout de suite sur cedit lieu et, après m'être assuré de son décès, j'ay dressé le présent acte que les témoins susnommés ont signé avec moy.
Fait aux Baux, dans la maison commune, le jour, moi et an que dessus. »
 
[RABOT fils]
[RABOT]
[PECOUL off. public]
 

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Victime de la foudre (Maussane-les-Alpilles, 3 juillet 1900)

 
 
  • Registre d'état-civil de Maussane, année 1900
     
« L'an 1900 et le 4 juillet, à 9 h du matin, heure légale, pardevant nous Chieusse Maurice, maire, officier de l'état-civil de la commune de Maussane, canton de Saint-Rémy (Bouches-du-Rhône), sont comparus les sieurs Guichard Paul, concierge à la mairie, âgé de 42 ans, et Geymet Charles, employé, âgé de 23 ans, tous les deux domiciliés à Maussane, lesquels nous ont déclaré que Gourret Raoul, âgé de 20 ans, né à Eygalières, domicilié à Maussane, fils de feu Gourret Pierre et de vivante Terris Julie, est décédé hier matin à 11 h et demie au quartier du Mas-Neuf, victime de la foudre. Nous étant assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture faite. »
[GEYMET Ch., GUICHARD, l'officier de l'État-civil CHIEUSSE]

 
Photographie : Brad Smull, NOAA Photo Library, NOAA Central Library; OAR/ERL/National Severe Storms Laboratory (NSSL). DP.

 

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Foudroyé sous un noyer (Graveson, 20 juin 1645)

 
 
  • Registre paroissial de Graveson 203E 443
« Le vingt de juin a este enseveli au cimetière soignant l'église par moi un certain moissonneur habitant la ville d'Avignon mort foudroyé sous un noyer (...) duquel nous ne savons point le nom. Requiescat in pace. »

 

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Disparu à cause de l'orage (Velaux, 6 novembre 1741)

 
 
  • Registre paroissial de Velaux
  • Texte transmis par Danielle Beulaygue
« L'an que dessus et le 6 du mois de novembre Louis Véran de ce lieu de Velaux âgé d'environ septante ans, ayant été surpris par un orage du côté de Berre et le long d'un fossé a été emporté sur l'eau sans qu'on ait pu trouver son cadavre qui a été porté dans l'Arc et au-delà dans la mer. Tout le village l'a cru ainsi. »

 

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Coup de tonnerre meurtrier (Miramas, 12 août 1620)

 
 
  • Paroisse de Miramas, AD13, 202 E 236bis, vue 2, gauche, 5e acte.
  • Texte transmis par Sébastien Avy.
Lan que dessus [1620] et le douziesme iour dudit moys d'aoust est morte Marie Garrigue de lesclat dun tonerre* & a este ensevelie au cimetiere de St Julien au monument de ses ancetres en la maniere des fidelles xptiens.
 

 

* « qui lestranglat note que ie avois desblie ». (sic.)

Photographie : Coup de foudre (éclair nuage-sol), Nico36, juillet 2006.

 
 

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"Le tonnerre a tué... " (Le Puy-Saint-Eusèbe, 20 juin 1811)

 
 
  • Registre d'état-civil du Puy-Saint-Eusèbe
  • Texte transmis par Nathalie Blouet
« L'an 1811 et le vingtième jour du mois [de] juin, pardevant nous Jean Séard, maire, officier public de l'état civil de la commune du Puy-Saint-Eusèbe, canton de Savines, département des Hautes-Alpes, sont comparus Jean Garnier, âgé de 40 ans, et Jean Bosq, âgé de 28 ans, tous deux cultivateurs domiciliés sur cette commune du Puy-Saint-Eusèbe, qui nous ont déclaré que le tonnerre avait tué Claude Allèse au mas de la Combote, âgé de 38 ans.
D'après cette déclaration, je me suis transporté dans ce quartier au présence des deux susnommés et me suit assuré du fait. De suite, je donne un ordre de recourir à la justice pour qu'il donn el'inhumation de ce cadavre, dont qu'il nous la donne qu'après le rapport... »

 

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Sale temps sur Martigues (avril 1842)

 
 
  • Registre d'état-civil de Martigues
« Cette année, nous eûmes d'abondantes pluies, depuis la fin du mois de mars et presque tout le mois d'avril. Il plut encore le 2 et le 8 du mois de mai. »

 

« Mort d'un puissant coup de tonnerre... » (Saint-Antonin-sur-Bayon, 23 novembre 1731)

 
 
  • Registre paroissial de Saint-Antonin-sur-Bayon
  • Texte transmis par Françoise Suzanne.
« Ce vingt trois nouvembre mil sept cents trente un a été enterré dans le cimetière de cette paroisse Dominique CONVERT de la ville d'Ambrun agé de vingt cinq ans, mort d'un puissant coup de tonerre hier vingt deux du courant à trois heures aprez minuit dans une chambre du chateau a deux pas du lit de monsieur le comendeur de TRESSEMANES BRUNET son maitre arrivez de malthe depuis deux jours. Mais les heures chretiennes, les cantiques spirituels, les chapelets quil avoit dans sa poche, les discours quil avoit tenus, le témoignage de monsieur le comendeur sin maitre nous ont persuadé qu'il estoit un bon chrétien. »
BERNARD, curé

Photographie : Coup de foudre (éclair nuage-sol), Nico36, juillet 2006.

 


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Des oiseaux à la pension (Lettre de Forcalquier à Pertuis, 4 octobre 1819)

 
 
La lettre qui suit a été écrite le 4 octobre 1819 à Forcalquier par Eugène Cornarel, à destination de sa mère, Mme Cornarel, née Roquesante. Le contexte laisse globalement deviner la situation d'un jeune homme en pension dans un collège religieux, semble-t-il, et passionné d'aviculture. Il écrit à sa mère pour lui demander de lui envoyer des oiseaux.
L'écriture est très lisible et d'une orthographe très correcte. Il s'agit d'un jeune homme d'une culture évidente.


 
Forcalquier le 4 8bre 1819.
 
Cliquez sur les images pour les agrandir.

Chère maman,
Je prends la plume pour te dire un mot par le retour de Mr Dugas qui a ramené ses enfans avant-hier. On m'a dit que peut-être on mettroit les cinquièmes avec les petits et que par conséquent la huitième, la septième, la sixième, et la cinquième formeroient la division des petits, cela me fait déjà ennuyer.
Je te prie de m'envoyer toutes les fois que tu pourras des bêtes de quelque espèce qu'elles soient. Fais-moi chercher des écureuils où du moins un, envoie-moi, s'il-te-plaît, par la première occasion deux pigeons des plus jolis que tu trouveras dans la maison où dans la campagne. Si tu peux, fais qu'ils soient blancs et bien minsses. Envoie-moi aussi si tu peux un pigeon-patu (1). Fais-moi chercher, je te prie, des tourterelles et des collombes avec tout les oise[a]ux jolis que tu trouveras, mais je ne veux pas qu'ils te coûtent cher. Fais ce que je t'ai prié de faire dans ma dernière lettre.
Écris, je te prie, à Mr Dutems et à Mr de Raze pour qu'ils aient la bonté de me faire faire la cabane qu'ils t'ont promise. Pour acheter les oiseaux, puise sur mes fonds et envoie-moi aussi de la graine qu'on appelle pesolle et que les pigeons mangent cela. Tu te le feras donner à papa de ma part.
Je suis tout à fait consolé. j'ai répondu à Julliany. Mon canari et le chardonneret d'Édouard se portent bien. L'on est content de moi à ce que je crois. M. Bayard, qui est mon professeur maintenant dans le temps des vacansses semble s'attacher un peu à moi et, quoique je n'ai pas travaillé tout le temps de la semaine parce que je n'avois pas mes livres, m'a donné un satisfecit parce que j'ai bien fait ce que j'ai fait.
Envoie-moi les livres que je t'ai demandé. Édouard et Jules Bonnaud se portent bien. Ils te font bien des compliments. Je ne sais pas si tu fais vers les une heure la prière dont nous étions convenus qui est un pater et un ave quoique j'ai le bonheur de rester toujours où je suis, et de même je ne sais si tu n'as pas oublié de m'envoyer le baiser dont nous étions convenus.
Ne manque pas de rappeler à Caroline la prière pour papa qui est Souvenez-vous, ou bien, en latin, Memoriam.
On commence déjà à en chasser. Je ne sais pas si Jules ne sera pas du nombre, n'en dise rien. Peut-être tu trouveras à
Aix des tourterelles chez quelque oiseleur. Fais bien des compliments à papa, à mes soeurs, et à tous nos parents et amis. Adieu encore une fois.
Ton bon fils.
EUGÈNE CORNAREL.
 


PS. : Je viens de recevoir ta lettre et ton panier il n'y a qu'un moment. Je te remercie bien de tout ce que tu m'as dit et de tout ce que tu m'as envoyé. Envoie-moi aussi si tu peux une ou deux perdrix. Ce matin, un écureuil a mangé la tête à une tourterelle qui étoit superbe. C'étoit la plus jolie de toutes celles de la pension. je te répondrai plus au long dans ma première lettre.

PS. 2 : Il me semble que Mr Dutems se reffroidit un peu envers moi. Je ne sais si c'est par rapport au canari, que nous lui avons dit s'il aurait la bonté de le garder dans sa chambre et qu'ensuite nous l'avons mis dans celle de Mr Coulom. Mr Coulom a eu la bonté de me donner un nouvel habitant qu'il a pris dans le jardin et que je lui garde dans ma cache. Ce qui disparoit le plus vite, ce sont les biscuits car le canari les aime beaucoup. Je m'apperçois que de temps en temps il y a de gros ra[t]s comme ceux que Mr Coulom vous a nommés qui viennent manger le sucre qui étoit accroché à la cage. Maintenant l'on a ôté les caisses que nous avions à notre lit. Quand à la caisse on l'a mise la haut avec ma ma[l]le. j'y suis allé, j'ai pris ma cais[s]e par contrebande et j'ai l'ai portée sous mon lit. Quand Mr Deraze l'a vu, il s'est mis à rire et m'a laissé ma caisse ; mais quand à ce qui étoit dedans je ne l'ai plus vu. On m'a dit que ce devoit être à la lingerie dans ma case : mais cela n'y étoit. Ensuite l'on m'a dit que Mr Deraz savoit où cela étoit.
Je te fais passer ma lettre par [...] et par chez Mariette Lati. Dans ce momment même où je te mets ces dernières lettres, il fait un grand orage. Il pleut depuis hier au soir. Il tombe aussi de la grelle. Mais pas boucoup cependant. Envoie-moi aussi mon chardoneret d'Alfrède aussi que les pigeons et toutes les bêtes que tu auras par le retour de Victor Diolouffet et qui doit être bientôt.

PS. 3 : Pardonne moi mon écriture, car elle est très mauvaise. Ton bon ami pour la vie, Eugène Cornarel.

(1) « Pattu » désigne un pigeon dont les pattes sont couvertes de plumes.

Sources : Archives personnelles de l'auteur.


 

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Mort du mauvais temps (Le Monêtier-les-Bains, 15 mars 1853)

 
 
  • État-civil du Monêtier-les-Bains, 2 E 84/9
« L'an 1853 et le 17 du mois de mars, à deux heures du soir, pardevant nous Louis Vial, membre du conseil municipal désigné par M. le Maire faisant fonction d'officier de l'état-civil du hameau du Lauzet, commune du Monêtier, canton du même nom, département des Hautes-Alpes, sont comparus Pierre Antoine Baille-Barrelle, âgé de 35 ans, propriétaire cultivateur domicilié au Lauzet, Xavier Béraud, âgé de 24 ans, aussi propriétaire cultivateur au même lieu, lesquels nous ont déclaré qu'ils ont été requis par les autorités pour se rendre au lieu-dit Terre-Neuve à [un-]demi kilomètre au nord due l'hospice de la Magdelaine, où était un homme mort, âgé d'environ 25 ans, , vêtu d'un pantalon bleu clair rayé, d'une redingote en drap bleu, gilet velours noir, souliers bottines ; il était porteur d'un portefeuille qui a fait connaître qu'il appartenait à la famille Montagnier de Briançon. Ce portefeuille indique qu'il est fils d'Antoine Montagnier et de Magdelaine M..., cultivateurs audit Briançon.
 
Le susdit Laurent Montagnier, âgé de 25 ans, mort accidentellement par suite du mauvais temps dans la nuit du 15 au 16 courant, trouvé sur la route par la cantonnier du Villar-d'Arène... »

 
Photographie : Douglas Mawson dans le blizzard, Antarctique, 1911-1914, Frank Hurley, National Oceanic and Atmospheric Administration.

 

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Inondation du Rhône (Saint-Étienne-du-Grès, 11 novembre 1790)

 
 
  • Registre paroissial de Tarascon, paroisse de Lansac
«Le douze novembre mil sept cent quatre vingt-dix est né au mas de Rambouillet et a été baptisé à l'église de Saint-Étienne-du-Grès à cause de l'inondation du Rhône arrivée la veille Joseph Payan, fils légitime d'Antoine, travailleur, et de Marguerite Ayen. Son parrain a été Joseph Martin, ménager soussigné, et la marraine Rose Noël, épouse d'André Ayen, sa tante, illittérée ainsi que le père. »
 

[Joseph Martin]

[Gibert curé]


 
 
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Le mauvais temps (Châteauneuf-le-Rouge, hiver 1755)

 
 
  • Registres paroissiaux de Châteauneuf-le-Rouge, année 1754.
  • Texte transmis par Raymond "Periadès"
« J'ai été obligé de mettre dans ce registre de 1754 les deux actes de mariage ci dessus, quoique célébrés an 1755 parce que je n'ai pu avoir de nouveaux registres, à raison du mauvais tems et neiges qui m'ont empeché d'aller à Aix. »
CHABON curé

 

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Tué d'un coup de tonnerre (Eyguières, Roquemartine, 11 juillet 1785)

 
 
  • Registre de décès de Roquemartine, 202 E 96
  • Texte transmis par Sébastien Avy
L'an ci dessus [1785] et le onze juillet est décédé Claude Junian tué par un coup de tonnerre agé d'environ trente six ans* natif de St Saturnin de Provence et a été enseveli le quatorze mile sept cent quatre vingt cinq accompagné de Joseph Manon literé.
 

* fils a feu Joseph et a fu Magd[elaine] Chabas

 
Manon, Bonet vicaire
 
 
 
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Un froid si cuisant... (Boulbon, 6 janvier 1709)

 
 
  • BMS Boulbon 203E-222 : début année 1709
  • Texte transmis par Jean-Marc Gauthier
     
« Le six janvier appres vepres il s'est levé un froid si cuisant que dans trois jours la roue a été pris, il a duré dix sept jours en augmentant toujours, il a été si cuisant qu'il a tué tous les oliviers, tous les figuiers, et tous les bleds dans la terre ce qui a tellement encherys les bleds dans ces cartiers qu'ils se sont vendus quarante cinq cinquante livres la saumée et a dautres cartiers davantage. Il ne sest jamais tant veu de misere. »

 
[PERIER curé]
 
 
 
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Décès par la foudre (Aix-en-Provence, 26 avril 1874)

 
 
  • Sources : Archives communales d'Aix-en-Provence, cote I1, art. 16, n°163

(26 avril 1874)
L'an mil huit cent, etc. (sic)
Nous, Antoine Benoît, commissaire central de la ville d'Aix, etc. (sic)
Etant informé qu'une femme avait été trouvée morte sur un chemin public au quartier de Célony, terroir d'Aix, et qu'on attribuait cette mort à la foudre, nous nous sommes transporté sur les lieux avec M. le docteur Rimbaud, requis par nous, à l'effet d'examiner le cadavre de cette femme et de déterminer les causes du décès.

Arrivés à l'auberge Castagnon, sur la route d'Avignon, commune d'Aix, nous avons trouvé couché dans un cercueil le cadavre de la femme Avon, Jean Antoine, née Carbonnel, Marie Rosalie Suzanne, âgée de 40 ans.
M. le docteur Rimbaud a, en notre présence et sur notre invitation, examiné le cadavre et nous a déclaré que, en effet, cette femme avait été atteinte par la foudre, qu'elle avait le côté droit de la face et la partie antérieure côté droit de la poitrine brûlés, que la peau était parcheminée et qu'il se réservait de donner de plus amples détails dans un rapport qu'il nous remettrait.
Nous avons ensuite examiné les vêtements que portait cette malheureuse femme et nous avons constaté plusieurs traces de brûlures.

Et, attendu que cette mort est toute accidentelle, avons permis l'inhumation du corps de la femme Avon et avons de tout ce que dessus dressé le présent procès-verbal.
Fait à Aix, etc.

 

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Miraculée de la foudre (Meyreuil, 12 avril 1840)

 
 
  • Sources : "Le Mémorial d'Aix", 18 avril 1840.

"Encore un événement singulier occasionné par le tonnerre ! L'orage de dimanche dernier que nous avons éprouvé à Aix a éclaté avec une violence extrême sur le territoire de Meyreuil, la foudre est tombée sur la maison de campagne appartenant au sieur Vert, ancien passementier. Après avoir laissé plusieurs traces visibles de son action, elle s'est pratiqué un passage dans une chambre où se trouvait couchée et endormie une jeune fille d'environ sept ans, qu'elle a aussitôt apportée, enveloppée de ses couvertures et déposée dans un grenier à foin sans lui faire le moindre mal.
"Au même instant, la toiture de l'édifice s'est écroulée avec fracas sur le plafond, qui à son tour a cédé et s'est affaissé sur la cuisine. Le mur du côté du midi s'est également écroulé. La porte de la cuisine que l'on a remarquée avoir donné issue à la foudre est à moitié brûlée et plusieurs éclats de bois d'une certaine dimension, ainsi que des morceaux de verre, ont été trouvés à plusieurs mètres de distance de l'habitation. La vaisselle d'étain du méger a été fondue, sauf une cuiller qui a été retrouvée parfaitement intacte.
"Ce n'est pas sans avoir éprouvé un sentiment de terreur suivi d'une joie indicible que la mère de la pauvre petite fille dont les jours ont été si miraculeusement conservés par la providence, et qui se trouvait pour ainsi dire spectatrice de la catastrophe, étant à laver du linge dans un ruisseau non loin de la maison, a retrouvé son enfant pleine de vie. Elle la croyait tuée par la foudre et ensevelie sous les décombres.
"Nous apprenons avec plaisir que des personnes bienfaisantes se proposent de faire une quête dans la ville et à la campagne pour indemniser le malheureux méger des pertes que ce sinistre lui cause. Une demande de secours sera aussi adressée à M. le ministre du commerce; mais comme il sera certainement insuffisant, nous engageons vivement les personnes charitables de la ville, à s'intéresser à la position de ce malheureux père de famille, que cet événement réduit à la plus profonde misère."

 

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Inondation du centre-ville (Aix-en-Provence, 7 septembre 1771)

 
 
  • Sources : Archives communales d'Aix-en-Provence, GG544.

Chacun sait qu'il s'annonça comme un éclair; à l'instant même il tomba du ciel un volume d'eau étonnant; dans l'instant même toutes les rues de la ville furent inondées. Le Cours1 nonobstant, la pente et le dégorgement qu'il peut avoir, n'était plus qu'un étang; toutes les conduites furent insuffisantes pour recevoir et dégorger un volume d'eau aussi immense; les eaux, forcées dans les aqueducs et souvent retenues par le fumier qu'elles y avaient emporté, avaient filtré de droite et de gauche; il y avait peu de caves qui ne fût inondée: chacun fut obligé de les faire vider à bras; enfin l'aqueduc du Pont-Moreau2, tant immense qu'il est, pouvait tellement peu recevoir les eaux qui y abordaient qu'elles se reversaient au Cours et qu'elles y entraînaient des cuves à lessive dans lesquelles les polissons se placèrent et flottèrent ainsi au milieu du Cours à la faveur des eaux qu'il y avait.(1) Le cours Mirabeau.
(2) Dans l'actuelle rue Thiers.

Photographie : DR.

 

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Glace sur la Provence (Aix-en-Provence, 5-20 janvier 1709)

 
 
  • Sources : L’enseignement en Provence avant la Révolution. Annales du Collège Royal bourbon, Aix-en-Provence, 1890.
 

"Ces cristaux glaçants auxquels rien ne peut résister, firent périr généralement tous les oliviers de la Province, à l’exception de ceux des quelques terrains, en petit nombre, les plus voisins de l’embouchure du Var. Il en fut de même d’une grande partie des semis, des plantes des jardins, les chênes même dont l’écorce est si dure ne purent se défendre. la surface des fleuves et des rivières fut condensée, en sorte qu’on n’aurait su trouver alors des planches et des routes plus fermes et plus solides. Après la cessation du froid, il y eut, pendant plus de deux mois, quantité de maladies et beaucoup de mortalité de personnes."

 

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Inondations catastrophiques (Saint-Maximin [Gard], 8 septembre 1780)

 
 
  • Sources : Registre paroissial de Saint-Maximin (Gard), le texte a été rédigé soit par le curé (Rafin), soit par le vicaire (Vialle). Cité par Jean Puyhardy.

L'an 1780, le huit septembre, fête de la nativité de la sainte vierge, jour bien remarquable, sur les six heures du matin, après un temps affreux dans la nuit du 7 au 8, il est arrivé l'événement le plus funeste et le plus lamentable, une inondation que jamais homme n'avait vu avec un débordement affreux, non seulement sur les bords de la rivière, mais encore dans toute la pleine de Péret et celle des Frigotiers, de Condamines et de presque toute la campagne basse, a emporté tous les moulins au nombre de 18 à 20, a rasé de fond celui de Saint-Maximin, a renversé beaucoup d'autres maisons, a entraîné presque tous les arbres et a fait des dégâts horribles et causé les plus grands malheurs.
Le meunier du moulin du sieur (?) a été emporté avec un de ses enfants par le torrent des eaux et ont été perdus misérablement. La femme du meunier et un nommé Balasard aussi meunier se sont sauvés miraculeusement sur une poutre qui les a conduit dans la pleine de Montpezat.

Réflexion : que ceux qui à l'avenir voudront faire bâtir des moulins sur la rivière d'Alzon ayent la précaution de les faire construire bien solidement et que ceux qui habiteront les dits moulins soient bien sur leur garde et bien avisés et prudents pour se tirer du danger si les uns et les autres ne veulent subir le même sort. "

 

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Tués par la foudre (Salignac, 9 juillet 1661)

 
 
«Alors qu'ils moissonnaient dans leur champ de la Jacine, Jean Bernard, trente-six ans, et son épouse, Honnorade Megi, ont été surpris par l'orage ; ils se sont abrités sous un noyer avec leurs enfants, Magdeleine, sept ans et demi, Pierre, quatre ans, et la petite Jeanne, âgée de cinq mois. Les parents et les deux aînés ont été tués par la foudre, seule Jeanne a été épargnée alors qu'elle était parmi eux.»
 
  • Source : Registre des BMS de Salignac (04), année 1661.
     
     
     
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