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La croix camarguaise est un symbole de la Camargue créé en 1924.
Création
La
croix camarguaise fut créée en 1924 par Paul Hermann qui la conçut et la dessina
à la demande du Marquis de Baroncelli.
Elle incarne les trois vertus fondamentales : la Foi, l'Espérance et la Charité.
Elle symbolise à elle seule la "Nation camarguaise" (ou "Nation gardiane") car
elle associe symboliquement les gardians, les pêcheurs et les Saintes Maries :
la croix et ses tridents de gardians exprime la foi
l'ancre des pêcheurs symbolise l'espérance
le cœur représente la charité des Saintes Maries
La croix originelle réalisée par Joseph Barbanson, forgeron aux
Saintes-Maries-de-la-Mer, fut fabriquée dans son atelier de la Place de la
Révolution (l'actuelle place du Grenier à Sel) et c'est lui qui suggéra à son
créateur d'y rajouter les trois tridents des gardians afin de symboliser encore
mieux la Camargue.
Ainsi elle associe symboliquement les gardians, les pêcheurs et les Saintes
Maries.
Monument
Cette
croix fut inaugurée le 7 juillet 1926 sur un terre-plein à côté de la recette
postale (face à l'actuel bâtiment du "Grand Large"). Lors de cette fête, de
nombreuses personnalités et les amis du Marquis de Baroncelli furent présents.
On pouvait y voir le poète Joseph d'Arbaud, Delly, Maguy Hugo (la petite-fille
du grand poète Victor Hugo), Madame de la Garanderie, Fanfonne Guillierme, la
famille des éditeurs Aubanel, le peintre Paul Hermann, bien sûr, et bien
d'autres personnalités locales.
Une dizaine d'années plus tard la croix a été transférée au Pont du Mort, à
l'entrée du village route d'Aigues-Mortes. Après avoir été légèrement déplacée,
elle s'y trouve encore aujourd'hui en gardienne du village. Malheureusement la
croix originelle fut dérobée et c'est une copie qui est actuellement visible.
La première croix en fer forgé a
été exécutée en 1930 par le ferronnier cailaren (habitant de la ville du Cailar)
Gédéon Blatière, qui réalisa trois ans plus tard le trident nikelé qui surmonte
la hampe du drapeau de la confrérie des Guardians. Elle a été posée aux
Saintes-Maries, près du pont du Mort, non loin du Mas du Simbéu, où habitait
Baroncelli.
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