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Cotignac et la
Révolution
1789 Alors
que la France vit les grands moments de la Révolution, à Cotignac la
modération est à l'ordre du jour. La prise de la Bastille est passée sous
silence dans les délibérations municipales, tandis que la nuit du 4 août et
la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ne sont citées qu'en
septembre. Les communes voisines s'agitent. Dès la fin du mois de mars 1789, à
Barjols, les Ursulines sont rançonnées et le peuple oblige les Consuls et le
juge à se faire "valets de ville". Et
pourtant notre village reste calme Pourquoi
ce silence à Cotignac, alors que dès la fin juillet l'ensemble du royaume
connaissait la situation parisienne ? Plus
les distances et les difficultés de communication (le courrier partant de Paris
par la Chaise de poste arrivait 3 jours plus tard à Marseille, 4 jours après
à Toulon et 7 jours après maximum par le relais de Brignoles à Cotignac). C'est
la situation particulière des Cotignacéens qui explique le retard de leurs
réactions en ce début de période révolutionnaire. Quelle
physionomie politique et sociale, notre charmant village présentait-il à
l'époque ? Le
recensement de 1793 évaluait la population à 3500 habitants, ce qui plaçait
Cotignac au douzième rang des villes du département, alors qu'il occupait le
cinquième rang par son commerce (4 moulins à tan, 10 tanneries, 9 filatures de
soie, une usine de cire, une sériciculture, une "fabrique de cheveux, une
chapellerie, etc...). L'étude
du cadastre de 1753 nous donne une vue d'ensemble de la structure sociale de
notre village et nous permet de comprendre le rôle politique joué par les
diverses classes de la population. La
Noblesse représente 0,2% de la totalité des habitants. Au cours des siècles,
la Seigneurie de Cotignac n'a pas été morcelée. Le village dépend alors
d'une famille noble, celle du Prince de Condé, Duc de Bourbon, Seigneur
de Cotignac, vivant à Aix et à Versailles. La
rareté de sa présence au village eut des répercussions heureuses sur les
rapports entre la Noblesse et la communauté villageoise. "Plus le Noble
est loin et moins la communauté se plaint de lui...". C'est ce qu'on peut
lire dans un article du cahier de doléances de 1789, qui évoque également
"le Seigneur bienfaisant". Cotignac,
il est vrai, était l'une des rares, peut-être la seule commune de la région
où les habitants avaient le droit de pêche et de chasse. Et le pigeonnier,
privilège du Seigneur, n'existait pas à Cotignac. Ajoutons
que depuis le XIVème siècle, et par délibérations successives, la
communauté villageoise avait passé avec le Seigneur des transactions qui lui
étaient favorables. Elle s'était libérée très tôt de son emprise. Ainsi le
Seigneur avait-il vu la rente en argent remplacée en grande partie par la rente
en nature et avait-il abandonné certains de ses droits supérieurs sur les
terres. Le
Clergé regroupait quatorze membres dont onze appartenaient à l'oratoire de
Notre-Dame. L'inventaire de ses biens, dressé en 1789-1790, nous permet
d'affirmer que la majorité de ses revenus provenait des droits féodaux et du
produit des terres qu'il possédait à l'extérieur de Cotignac (à Carcès et
Montfort). Un
seul article du cahier de doléances demande la suppression de la dîme, impôt
dû au Clergé, perçu par le Curé de Cotignac. La
Révolution un an plus tard à Cotignac Le
Tiers-Etat, lui, regroupait bourgeois et paysans. Les bourgeois (négociants,
marchands, fabricants, artisans, professions libérales), dirigeaient
l'économie et détenaient, dans l'administration du village, la majorité des
fonctions municipales. Le pouvoir était entre les mains d'une
"élite" villageoise fortunée qui ne représentait que le quart
environ de la population cotignacéenne. Quant
aux travailleurs journaliers, classe paysanne la plus pauvre, ils avaient la
liberté de défricher et semer les terres du Deffens, ce qui leur donnait une
propriété relative par rapport aux autres cultivateurs du voisinage. C'est
ainsi que le rôle important joué par la bourgeoisie dans les affaires du pays,
la faiblesse du régime féodal, une structure économique moderne en plein
essor et une situation privilégiée pour les paysans expliquent pourquoi la
Révolution arriva, à Cotignac, un an plus tard qu'ailleurs. Compte
tenu de cette situation, quel est exactement le rôle joué par la municipalité
de Cotignac, durant les diverses phases de la Révolution ? Freiner
le mouvement populaire Dès
1788, "le maintien de l'ordre est assuré par le ravitaillement". En
effet, devant la disette due aux conditions climatiques défavorables, la
municipalité décide d'approvisionner la population afin de prévenir toute
émeute. Les
élus municipaux prennent l'initiative d'acheter des quantités considérables
de céréales et fixent le prix du pain qui est publié "à son
trompe". Malgré
les évènements révolutionnaires, ce sont les notables élus en décembre
1788, qui dirigent la municipalité jusqu'en février 1790, et tentent par tous
les moyens de freiner les mouvements populaires et cacher les évènements de
portée nationale. Ils attendent que la situation se stabilise et que
l'autorité soit restaurée pour faire allusion aux évènements
révolutionnaires. En
septembre 1789, le Maire dans ses discours accordait une place particulièrement
importante au maintien de l'ordre : il ne mit que vingt jours pour
appliquer l'arrêt de l'Assemblée Nationale autorisant la levée d'une
milice bourgeoise pour assurer l'ordre public. Le
14 février 1790, de nouvelles élections furent organisées. Seuls les
"citoyens actifs", ceux qui payent l'impôt, pouvaient être
électeurs et éligibles. En tout, 71 "citoyens actifs" se réunirent
dans la chapelle des Pénitents Blancs (actuellement garage et restaurant du
Cours Gambetta), pour élire leur Maire, le sieur André Garnier, par 41 voix
contre 30. Peu
d'évènements ont marqué la vie municipale durant cette année 1790. Seule, la
fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, rappellera aux Cotignacéens que
la Révolution a eu lieu Cotignac
se réveille Un
défilé de la garde nationale, une messe solennelle, la prestation de serment
du Maire et des notables (fidèle à la nation, à la loi et au Roi) marquèrent
cette "mémorable journée" qui se termina par "un feu de joie en
l'honneur de cette sublime confédération, des farandoles, des bals publics et
des festins dans toutes les rues". Mais
la fête fut de courte durée. Le
Maire démissionne Dès
la fin du mois de juillet 1790, des affrontements violents se déroulèrent à
Cotignac entre membres du conseil municipal. Des insultes furent proférées
contre les bourgeois d'Ancien Régime qui freinaient la Révolution. Prétextant
son grand âge, le Maire donna sa démission le 20 septembre 1790. A cette date,
246 "citoyens actifs", soit 175 nouveaux électeurs, se réunirent
dans la Chapelle des Pénitents Blancs pour élire un nouveau Maire. L'élection
fut houleuse et la garde nationale dut intervenir. L'avocat Louis Garnier fut
élu et, jusqu'au mois de mars 1791, les tensions s'apaisèrent. Un
seul fait marquant : tout le Clergé de Cotignac, membres de l'Oratoire et
prêtres de la paroisse, prêta serment à la construction civile du Clergé le
23 décembre 1790. Affrontement
sur fond d'orchestre C'est
en mars 1791 que, selon les délibérations du Conseil Municipal, les passions
devaient se cristalliser autour de deux sociétés patriotiques : -
le "club patriotique" composé de jacobins : artisans et bourgeois
éclairés, surtout marchands tanneurs. -
la "société des amis de la constitution et de l'égalité",
comprenant des modérés, monarchistes constitutionnels et feuillants :
bourgeoisie et professions libérales. A
ces divisions s'ajoutaient celles de la jeunesse, particulièrement violentes,
entre éléments révolutionnaires et contre-révolutionnaires. Les clans rivaux
utilisèrent les fêtes pour régler leurs comptes politiques. C'est ainsi que
le 4 mai 1791, une véritable émeute éclata dans le village : on dansait sur
le Cours au son de deux orchestres rivaux, deux bals étant organisés par deux
"bandes différentes" qui s'invectivaient et s'affrontaient avec
violence. Devant
les violences, la municipalité demanda la création d'une brigade de
gendarmerie et le renforcement de la garde nationale. Les affrontements n'en
continuèrent pas moins. Pour contrôler la jeunesse, la municipalité soumit à
autorisation spéciale les bals, jeux de tambourins et instruments de musique,
ainsi que les farandoles. Cependant
les dénonciations, lettres anonymes, provocations et insultes déchiraient le
conseil municipal qui, dépassé par les événements, ne parvenait plus à
faire face à la pression populaire. Les
nouvelles élections, fixées au 13 novembre 1791, s'annoncèrent difficiles. Le
club patriotique provoqua des troubles dans l'église paroissiale de Cotignac,
qui tenait lieu de bureau de vote. La garde nationale fit évacuer l'église, entraînant
ainsi le report de la consultation. Le
report des élections au 11 décembre 1791 permit de voter dans le calme, et le
notaire Archier fut élu maire de Cotignac. Il inaugura son mandat par un
discours ferme et modéré, faisant appel à l'unité des Cotignacéens. Mais
toutes les mesures prises pour garantir la sécurité publique, en particulier
l'instauration d'un véritable couvre-feu, ne purent empêcher le déroulement
de troubles graves, dans la nuit du 5 au 6 mars 1792, qui contraignirent la
municipalité à faire appel à des forces de répression étrangères au
village (dix chasseurs du régiment des Ardennes cantonné à Lorgues et les
gendarmes de Brignoles). Et
le 29 mars 1792, en donnant sa démission, le Maire reconnaissait son
impuissance à contenir l'élan révolutionnaire à Cotignac. 1792
- 1793 : une période très troublée Les
nouvelles élections, le 10 avril 1792, apportèrent cette fois un véritable
souffle révolutionnaire. De nombreux membres du club jacobin furent élus, dont
le Maire François Vetour. Durant
la période particulièrement troublée qui suivit, les municipalités de
Cotignac adoptèrent une attitude de grande fermeté. On
fit la chasse aux déserteurs et réfractaires de plus en plus nombreux, bien
que la guerre ait trouvé un écho favorable parmi la population. Une patrouille
fut instaurée pour maintenir l'ordre la nuit dans la ville. Cotignac
n'échappa point aux espions et aux contre-révolutionnaires, le plus souvent
déguisés en colporteurs, propageant de fausses nouvelles et favorisant le
désordre. En
1793, Fréron et Barras, représentants en mission dans le département,
séjournèrent à Cotignac. En effet l'épouse du célèbre député Barras,
originaire de Fox-Amphoux, était cotignacéenne : Marie Pélagie Templier,
fille d'un riche négociant du village. Elle n'accompagna jamais son époux, pas
plus à Paris qu'à Grosbois. Elle ne quitta Cotignac qu'une fois dans sa vie
pour venir au chevet de Barras, malade et infirme, et le soigner au 70, rue de
Chaillot, et pour rapporter à Cotignac, dit-on, "le magot". Au
fil des mois, la situation économique devenait dramatique. En mai 1793, la
pénurie était totale : Cotignac connaissait l'économie de guerre. Pour
ravitailler l'armée, les réquisitions se multiplièrent. Le
17 germinal An II (6 avril 1794), obligation fut faite "à tous les
cordonniers de fabriquer deux paires de souliers tous les dix jours, tant
qu'il y aura la guerre; on fit des réquisitions de sabres, de fusils, de
selles, de bottes, de chapeaux, de couvertures en laine, bas de laine, bas de
fil". Cette réquisition devait équiper, avec celle des autres communes du
district de Barjols cent cavaliers et mille fantassins. Plus
graves furent les réquisitions d'animaux de trait. Elles entraînèrent les
plaintes du peuple de Cotignac "dans ce moment où il se trouve absolument
dépourvu de bras et de bêtes tous occupés pour la République". Le
15 fructidor An II (1er septembre 1794), la levée de trente bourriques excite
des réclamations continuelles, fondées sur les besoins de l'agriculture. Pour
échapper à cette réquisition, plusieurs paysans fournirent des
"bourriques réformées, vieilles ou bancales". Toutes
ces réquisitions permirent souvent aux spéculateurs de s'enrichir
honteusement; c'est pourquoi devant la peur d'une crise céréalière, dès
1793, le Maire décida de distribuer des cartes de pain et de viande pour que
les plus pauvres puissent se nourrir. (Tout citoyen ayant encore du grain et de
la farine ne pourrait acheter du pain chez le boulanger"). Un
médecin délégué à la Convention Au
cours de cette période troublée une personnalité de Cotignac se distingua
particulièrement, parmi les militaires du nouveau département du Var : le
médecin Gérard (1733-1819). Nommé administrateur du Var : Gérard fut
délégué à la Convention pour réclamer une subvention permettant l'achat de
60.000 charges de blé, alors que celle fixée par le gouvernement ne permettait
d'en acheter que 5.000. Malgré son zèle hors du commun, Gérard fut arrêté
en pleine terreur, enfermé au couvent de Notre-Dame-des-Grâces (transformé en
prison). Il eut la vie sauve grâce à la chute de Robespierre le 9 thermidor. Un
autre problème délicat restait à résoudre, celui de la "question
agraire" à Cotignac. Elle fut longue à trouver une solution. C'est
en janvier 1793 qu'une assemblée extraordinaire demanda "le partage des
biens communaux". "Il
a été délibéré de faire un partage égal entre tous les chefs de maison, à
l'exception des terres et bois du Bessillon et de l'oratoire Notre-Dame-des
Grâces". Cette séance se déroula dans l'église paroissiale et pour la
première fois à Cotignac les femmes eurent le droit de participer à une
réunion dont l'intérêt économique était intimement lié à la victoire des
jacobins locaux. Une
ouverture féministe de courte durée La
proclamation municipale du 27 thermidor An III (14 août 1795) mettait un terme
définitif à la libération de la femme dont désormais "le devoir est de
suivre son ménage et nullement de s'attrouper". "La
municipalité, déclarait le Maire, péniblement affectée de voir qu'un sexe
que la nature a destiné à l'homme pour faire le charme de sa vie, vienne
troubler ces douceurs, invite les citoyennes de cette commune à rester
tranquilles dans leur ménage...". Enfin,
le 18 fructidor An III, un terrible coup fut porté aux révolutionnaires
cotignacéens : la société patriotique était dissoute ! Le glas de la
Révolution avait sonné. L'élément le plus dynamique disparaissait dans
l'apathie générale. Seuls quelques hommes dévoués à la cause allaient
poursuivre le combat politique pour rester fidèles aux idéaux de 1793. L'Arbre
de la Liberté "L'arbre
de la Liberté" a pour origine "L'arbre de Mai". En
effet, l'arbre de Mai est un arbre vert et enrubanné qu'on plantait le premier
jour du mois de mai, devant la porte d'une personne qu'on voulait honorer, ou
devant la maison de sa promise. Les paysans plantaient aussi devant leurs
fermes, des arbres de Mai, aux pieds desquels ils brûlaient, quand ils le
pouvaient, les titres seigneuriaux. Suivant
cet exemple, dès les premiers jours de l'année 1790, l'on se mit à planter,
dans les campagnes et dans les villes, devant "les Mairies", des
arbres de la Liberté. Un
usage bientôt réglementé En
mai 1792, on en recensait plus de 60.000 en France. Comme la cocarde, il fit le
tour du Monde. Devant
cette prolifération, le 22 janvier 1794, la Convention rendit un décret pour
réglementer l'usage des arbres de la Liberté. Ils étaient entretenus avec
soin par les populations locales. On se rassemblait sous leur ramure pour
prêter le serment civique, et pour tous les actes importants. Dans les
solennités, ils servaient de "station pour parler le langage du temps,
autrement dit de reposoirs. On y prenait des repas civiques en commun". Ils
avaient, en un mot, la même importance que l'autel de la patrie; ils étaient
des monuments publics, dont les lois protégeaient la conservation. La
Restauration fit rechercher avec soin les arbres de la Liberté qui
subsistaient, et donnait des ordres pour qu'ils fussent arrachés. A la
Révolution de Juillet, on vit reparaître les arbres de la Liberté. Mais
c'est surtout après février 1848, qu'ils se multiplièrent dans toute la
France. Léon
Foucher, ministre de l'Intérieur en 1849, ordonna de les arracher. Il y eut
quelques troubles, mais la mesure fut partiellement exécutée. On
choisissait, pour faire des arbres de la Liberté, des chênes, à cause de leur
beauté et de l'ancienne tradition gauloise, ou des peupliers, à cause du nom
"populus" (peuple). A
Cotignac, le premier arbre de la Liberté fut planté le 23 août 1792, sur la
place de l'Hôtel de Ville, à dix mètres de la porte d'entrée de ce dernier. Cet
arbre, un chêne, surmonté du bonnet phrygien, où l'on venait prêter le
serment, demander pardon, où les religieux prêtaient serment à la
Constitution Civile du Clergé, autour duquel la population se rassemblait pour
prendre en commun, "des repas civiques, fut toutes les fois détérioré et
replanté chaque année au 14 juillet. Cela jusqu'au 6 août 1803 où il
disparut définitivement. Ce
n'est qu'à la Révolution de 1848, que l'arbre de la Liberté que nous avons
connu, fut planté le 14 juillet à la Place Neuve (Place Joseph Sigaud ). Cet
arbre, un peuplier au tronc élagué, ayant poussé trop haut, avec un énorme
houppier, était devenu extrêmement dangereux pour les maisons environnantes,
surtout par les jours de mistral violent. Il fut donc abattu, par mesure de
sécurité , le 8 octobre 1940. En
cette année du Bicentenaire, deux arbres de la Liberté ont été plantés à
Cotignac : un tuya doré, par les enfants des Écoles, le 21 mars 1989, et un
micocoulier par la Municipalité, le 17 juin 1989.
(
Source bulletin municipal de Cotignac1989) ************
Les noms des communes
varoises sous la Révolution
( Site Nadine de
Trans)
A la suite des événements du 14 juillet 1789, certaines communes du Var
changèrent de nom.
Il devenait nécessaire alors d'effacer tout ce qui pouvait rappeler la tyrannie,
la royauté et la religion.
Toute appellation faisant allusion à un château, à une famille noble ou à un
saint fut alors bannie. Les décrets de changement de noms de lieux et de
communes, s'étalèrent de septembre 1792 à août 1794.
Le golfe de Grimaud devint golfe de Simbracit, Grimaud : Athenople,
Entrecasteaux : Entremontagnes.
Châteaudouble se nomma Mont-Double, La Roquebrussane : Roquelibre, puis
Roquevineuse,
Saint-Julien-le-Montagnier : Mont-Rocher, Saint-Martin des Pallières : Roc
Torpeien, Sainte-Maxime devint Cassius, Saint-Maximin : Marathon. Toulon :
Port-la-Montagne.
Saint-Nazaire qui n'était pas encore Sanary : Sénari-Beauport. En hommage à
Barras, Saint-Raphaël s'appela Barraston. Saint-Tropez devint Héraclée,
Saint-Zacharie : Théoule-Bien-Aimé, Saint-Paul-en-Forêt se nomma Paul du Var et
la Sainte-Baume : Les Thermopyles.
Bien évidemment, tous les gens de la mer durent aussi supprimer le qualificatif
de saint ou sainte inscrit sur leur bateau et n'en conserver que le nom.
Source : Almanach
pittoresque et pratique du Var
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