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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Carcès
Le
village de Carcès est surtout connu par son lac qui constitue un gigantesque réservoir
d’eau pour la ville de Toulon,
avec plus de 100 ha de superficie et 8 km de rives. Il répond au joli nom de
lac de la Fontaine d’Ajonc. Autrefois il était très poissonneux mais depuis
cela a bien changé. La
commune de Carcès a une superficie de 3576 hectares et son village comptait aux
dernières nouvelles 2453 Âmes. Comme dans la plupart des villages de la région on cultive principalement la vigne et chacun prétend posséder le meilleur cru. C’est
parait-il la troisième ville de France à avoir été éclairée à l’électricité
et ce depuis 1889 ; la source d’énergie était l’usine électrique
communale qui était sise sur le confluent de l’Argens et du Carami, rivières
locales.
Un peu d'Histoire Un premier fort fut construit sur l'éperon central en l'an 1000 par les premiers seigneurs de Carcès, les Châteaurenards. Mais le village s'est surtout fait remarquer pendant les guerres de religion à partir de 1562. Le comte de Carcès, Jean de Ponteves, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques, les "Carcistes" dont la conduite marqua la Provence. Le village ne dut son salut qu'à l'arrivée de Catherine de Medecis. Louis XIV y séjourna quand en 1660 il effectua un pèlerinage dans le village voisin de Cotignac à Notre-Dame-des-Graces. En 1792, le 4 août, sous le patronage de Barras de Fox-Amphoux, la Société patriotique "Les amis de la liberté et de la légalité" s'établie dans une salle de "Sous-ville", la partie du village sous le fort; à partir de cet acte, Carcès va devenir un haut lieu de la révolution Française. En 1793, cette société se transformera en "club révolutionnaire", et les commandements révolutionnaires de la montagne furent inscrits sur ses murs (immeuble Dalmasso, rue sous-ville, face au n°29):
"Au peuple seul tu jureras
************ Un village en trompe-l'œil En flânant le long des rues de ce surprenant village vous aurez le plaisir de découvrir des fresques géantes très belles ; elles sont là parfois pour masquer une construction pas très heureuse, mais le plus souvent pour le plaisir des yeux. Certaines de ces fresques font allusion à un passé pas tellement lointain où l'on peut retrouver les artisans locaux qui faisaient la fortune du Pays; c'était l'époque heureuse où les villages du sud avaient encore une âme, bien avant le déferlement des "nantis" qui ont implanté leurs luxueuses baraques au style...néo provençal. D'autres scènes en trompe- l'œil font référence à Louis XIV et à sa cour ; le roi-soleil aurait résidé à Carcès lors de son pèlerinage à Cotignac avec Anne d'Autriche. Au cours de la visite vous pourrez trouver également un alignement de façades aux couleurs vives et harmonieuses qui mettent une petite touche de gaité et de facétie qui n'est pas sans rappeler la nature des Provençaux.
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(Les photos sont de Jean-Baptiste Auber.)
Curieuse cette évocation d'un passé assez proche où certains y allait de leur pressoir ; c'était le temps où l'on ne connaissait pas encore les AOC et pourtant le "rouge" était meilleur qu'aujourd'hui... Mettre ses pas où les grands de l'époque ont foulé le sol a quelque chose d'excitant pour les humbles ! C'était le temps où le tracteur n'avait pas envahi les campagnes et où le maréchal-ferrant y allait allégrement de son marteau en faisant chanter l'enclume ; la pollution était absente et légumes ou fruits avaient alors une saveur inégalable... Près du joueur professionnel (qui ne laisse rien au hasard) on peut admirer les costumes provençaux de l'époque où l'on distingue très bien paysans, artisans et bastidans. On remarque également l'étameur qui, bien souvent, allait de village en village. Même l'affreuse "Maison des vieux" a pris un coup de gaité en trompe l'œil...
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