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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Auteurs de Cotignac
- ceux originaires de Cotignac, - les Cotignacéens d'adoption, - enfin ceux qui, à une période de leur existence, ont eu le coup de foudre pour Cotignac. Tous ont un point commun : leur profond attachement pour ce village.
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Louis GERARD Savant botaniste, auteur de <<La Flore de Provence>>.
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Gabriel Henri BLANC (Source F. Vanson - "L'Écho du Rocher" Cotignac 2000") Né le 13 janvier 1915 à Cotignac, fils de Blanc Casimir et Romey Gabrielle, il est de ces hommes sur lequel le temps et les "bourrasques" n'ont pas d'emprise. Travailleur agricole jusqu'à vingt et un ans il entre dans les Eaux et Forêts en 1943. Passionné de dessin et de calligraphie, tel un copiste du Moyen-Âge en quête de matière à étudier, il arpente inlassablement les établissements abritant les archives départementales et communales, alimentant ses ouvrages. A ce jour, le dix neuvième livre est sous presse "Nos amis les animaux". Nous décrirons le précédent "En parcourant la Provence". Il retrace l'histoire de la Provence de l'an 615 avant J.C, en passant par le premier Comte titulaire de Provence "Boson" jusqu'en 1487 de notre ère. Se côtoient les documents relatant les comtes de Provence instituant, les notaires et greffiers, les fêtes religieuses chômées, les Templiers, les Vaudois et les Juifs dans notre région. A noter l'ouverture permanente de son exposition de livres et tableaux, 3 rue d'Arcole ou avec Madame Blanc Marie-Jeanne, son épouse, il ne manquera pas de vous accueillir avec son éternelle jeunesse, son accent "de Provence" et son sourire. ************ Henri
BOSCO
(Source
Bulletin Municipal de Cotignac)
Issu d'une famille provençale et piémontaise, Henri Bosco a écrit une trentaine de romans qui lui ont valu de nombreux prix littéraires, en particulier le prix Renaudot en 1945 pour "Le Mas Théotime" et le Grand Prix de Littérature de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre en 1968. Voici quelques courts extraits d'une de ses oeuvres intitulée " Une Ombre ", éditée par la Nouvelle Revue Française. << C'est à Cotignac (dans le Var) que je l'ai connu. Tout de suite je l'ai appelé "Sirius". Pourquoi ? Je ne sais. Son nom était Célestin tout simplement. Je l'ai su plus tard. De là à Sirius quel bond ! Entre l'homme nommé Célestin et l'étoile, un abîme s'ouvrait infranchissable. Et pourtant ce nom a surgi de l'abîme, a sauté pardessus le trou. Aussitôt j'ai vu l'astre étinceler sur la tête de l'homme et je l'ai appelé sans hésitation "Sirius". On a parfois de ces illuminations. Je trouvai celle-ci tout à fait naturelle. Et pourtant ce n'était qu'un homme que j'apercevais dans le fond enfumé du Café des Platanes où il dormait la bouche ouverte. Car il dormait. La nuque appuyée à même le mur, les deux mains posées bien à plat sur la table de marbre devant un verre vide et un cendrier de métal, il n'était qu'un dormeur banal, mais le seul client à cette heure. Or c'était l'heure sacro-sainte où chaque jour quatre ou cinq villageois sirotaient leur verre, commentaient le journal, ou méditaient devant une belote. Ils n'y étaient pas. Leur absence m'étonnait beaucoup. Le seul client (inconnu mais présent) au Café des Platanes en prit soudain une singulière importance. Si la banalité ne pouvait la justifier, sa solitude lui donnait une extraordinaire valeur, un relief. Étant le seul présent il représentait à lui seul la présence elle-même. Cela me parut merveilleux... ...Ce pays, Cotignac, je ne le connaissais pas depuis bien longtemps. Je n'y étais venu qu'une fois l'année précédente pour y visiter un ami, peintre qui y logeait dans une grotte. Cette originalité pour pittoresque qu'elle soit n'implique pas forcément le talent. Mais mon peintre en avait. Il en résulta de l'estime et puis une cordiale amitié. Et ainsi j'étais revenu à Cotignac, village du haut Var dont jusque-là je ne connaissais guère que le nom sonore. En ce temps-là j'étais encore jeune et j'avais conservé de mon adolescence l'habitude et le goût des voyages à pied. Cela veut dire en somme que, resté vivement curieux, j'étais en quête d'imprévu. Il n'est pas de curiosité véritable sans la pointe de ce désir. Il nous pousse à la découverte, car il y a partout beaucoup à découvrir tant est grande la richesse du Monde. Mais encore faut-il avoir conservé des yeux sains, un odorat subtil à capter les parfums du sol, des plantes, des arbres, des bêtes et même des eaux naturelles. C'est l'affaire du corps et d'un corps à la peau sensible quant aux variations délicates de l'air selon l'heure, l'orientation des vents ou des brises, les saisons, la fraîcheur et l'élan d'un sang prompt à s'émouvoir. Qui possède ces dons jusque dans l'âge adulte est certainement en faveur au ciel. Il retrouve ici-bas un peu de ce que fut le Paradis terrestre. Aujourd'hui je me rends bien compte que c'est ce Paradis que je cherchais... >>. ************ Est l'auteur de plusieurs livres dont " La musique n'adoucit pas les mœurs " (1990). ************ Pierre DEBRAY-RITZEN ( Source Bulletin Municipal de Cotignac - "L'Écho du Rocher" n°4" ) <<J'avais besoin d'une maison, d'une terre, d'un terroir, d'un territoire pour nous deux et les nôtres. Je sentais l'importance d'une implantation pour mes enfants qui atteignaient quinze ans. Cela, jadis, m'avait manqué. Dans l'adversité, issue du dernier né, il fallait rameuter. Dinant avec Marcel Landowski, peu avant Pâques 61, il me dit : "Venez à Cotignac; j'y suis depuis vingt ans; voyez le pharmacien : sa liste de maisons propose tous les prix". Une semaine plus tard je partis pour le haut Var et un soir de printemps, sur le cours Gambetta, ma berline 404 s'arrêta comme une calèche de Stendhal. Devant la fontaine, sous ces platanes qui sortaient leurs feuilles, j'ai senti tout de suite qu'un destin se scellait. D'ailleurs quand le voyageur eut vu le pharmacien et retenu sa chambre pour peut-être trois jours, les gens ne le virent plus comme un étranger. Déjà des visages s'approchaient du sien, se risquant à vanter cabanon, pinède, citernes et forage possible... Le lendemain midi j'avais donné des arrhes pour une petite maison très haut sur la colline. Mais je câblais à Claude qui vint dans l'urgence. Avec beaucoup de flegme et fort peu de paroles il modifia mes plans; me vanta la vallée et m'amena où je suis. je voulais une vue à vingt kilomètres, il me dit : "Tu ne l'auras qu'à dix; mais regarde cet ombrage, mesure bien ce platane, vois ces chemins et ces vignes, tout ce passé inscrit dans ce coin de campagne...C'est inestimable". En vingt-quatre heures je me décidai. (Pour prendre femme j'avais fait pareil...et l'on me dit hésitant !) Vidant coffres et fonds de tiroir, je tapai aussi ma mère, Jacques pour les réparations (il fallait refaire le toit, mettre l'eau courante, l'électricité, aménager la source et le bassin et replanter les vignes). Mes frères aînés déconseillèrent, arguant qu'à mon âge il valait mieux capitaliser en actions (sic). Je ne les écoutai pas, sachant qu'à toutes les grandes options de mon existence - mon mariage et mes livres - ils s'étaient révélés tout à fait à l'envers. Ainsi s'est bouturée pour nous une existence nouvelle. Ce lieu est devenu le cœur de mon pays, mon havre et mon avenir, à supposer que j'en aie encore un. Durant ces années, en quittant Cotignac au début de septembre, ayant fermé la maison jusqu'à Pâques, je me suis dit, mouillant une fois encore mes mains à la source, voyant l'or du levant colorer les collines, humant mon dernier thym, je me suis dit, avant de démarrer : "Un jour je ne rentrerai pas". Ah ! N'en plus bouger, m'abandonner à ces biens de la terre et délaisser le reste, quel programme en réserve ! Il approche maintenant. Dans Simenon il y a un personnage du nom de Malétras. Un tournant de sa vie l'a isolé des tracas quotidiens, des affaires, de tout ce qui englue. Retrouvant une odeur de l'enfance, il se terre dans le coin où elle est distillée. Là, loin du temps et de l'espace, il découvre l'immense et dominante félicité de vivre en cueillant chaque instant. Solitude, fil du rêve...rien d'autre n'a d'importance : on peut porter en soi son univers comme un viatique. Ce côté de Malétras, c'est bien à Cotignac, depuis vingt ans bientôt que je me le réserve. Souriant à part moi, dans les joutes épuisantes, je me dis que j'ai parmi les vignes un petit paradis où fausser compagnie à l'actualité.>> Extrait de "L'Usure de l'Âme" (Mémoires) Chez Albin Michel 1980 ************ Maurice ROUX Presque
tous, dans le village, connaissent le soldat émérite du feu, le spécialiste
de l'olivier qui fait référence dans tout le département mais beaucoup moins
nombreux sont ceux qui le soupçonnaient de taquiner la rime; Et de quelle
façon ! ************ Volfango ESTENERE Italien d'origine austro-hongroise, passe son enfance au Tyrol du Sud et partage sa jeunesse entre l'Italie et le pays niçois. Il réside quelques années en Australie, avant de s'établir dans l'arrière pays varois, à Cotignac. Après s'être essayé à la prose, s'être perdu dans la philosophie, il se cherche désormais dans la poésie. Son premier livre intitulé " Dans le vert intense du lierre " , paru aux Editions " LAU " est un recueil de Poèmes et d'Aphorismes. ************ Claude AUBER Né
à Paris il y a pas mal de lustres, marié, un enfant. De solides études
agricoles, surtout tropicales; 34 mois perdus pour RIEN lors d'opérations de
maintien de l'ordre en Algérie; 15 années passées au Cameroun à faire
pousser du café en paysannat d'abord, du tabac ensuite; 25 ans passés dans le
Var à créer de nos mains (ma femme et moi) un havre de paix quelque part dans
la ''Colline'' à Cotignac; voilà tout mon parcours. A ce jour, j'ai écrit huit bouquins ; sept ont été publiés par les Éditions Edilivre APARIS :
- L'abeillon
aux yeux rouges (Conte pour un enfant)
- DIEU et moi
(Humour onirique)
-
Bizarre ! Vous avez dit bizarre? (recueil de Nouvelles)
Un quatrième, un livre de souvenirs africains au titre évocateur ("La Case aux Grigris") par une maison d'Edition canadienne. ************ Jeanne PRONTEAU Bien que résidant à Paris, c'est une enfant du Pays. Fille de Marie Berton et de Ernest Maille; c'est aussi la sœur de Félix Maille, grand Résistant, qui a donné sa vie pour la France. On lui doit un ouvrage : "Edme Verniquet (1727 - 1804 ) : architecte et auteur du grand plan de Paris 1785 - 1791 )". Puis écrits en collaboration : - "L'Urbanisme parisien au Siècle des Lumières". - "Paris à vol d'oiseau". ************ Huguette CARIN J'ai eu l'occasion de la rencontrer chez un ami commun. Une femme charmante qui est l'auteur de plusieurs romans dont elle doit me fournir les coordonnées. Je me ferai un plaisir, lors d'une mise à jour, de compléter son dossier. ************
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