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Volfango Esténéré
Hymne
aux seins
Fruits sans coque ni coquille
Tout en pulpe et en peau
Qu'ils
soient de femme ou de jeune fille
De tous les fruits ce sont les plus beaux.
Caresse
rêveuse
De
tes seins flâneurs :
Qui
jouent à frôler leurs tétons
Sur
ma peau et ses vallons.
Caresse
paresseuse
De
seins qui s’appuient.
Caresse
traîneuse
Qui
soûle de sa houle.
Caresse
d’un canot
Qui
glisse sur l’eau,
Mais
toujours caresse de tes seins
Infiniment
plus douce
Que
la plus douce
Caresse
de tes mains.
Et
j’aime tes seins
Quand
ils tombent dans mes mains
Fermes
comme des grappes de raisin
De
ta tonnelle vénusienne.
Et
quand un mouvement saccadé
Semble
les multiplier
Comme
les seins d’une déesse indienne.
Mamelles
d’animal femelle.
Quand
ils rebondissent
Sur
ma bouche qui les happe
Sur
ma langue qui les lape
Quand
ils frappent mon front
Mon
nez, mon menton.
Mais
j’aime aussi tes seins
Quand
l’hardie cavalière
Monte
droite et fière
Comme
à un concours hippique
Un
peu distante et presque pudique
Avec
mon sexe dans ton fourreau
Tu
pars au petit trot
Comme
une reine
Pour
le tour de l’arène.
Tu
montes et tu descends
Victorieuse
sur mon gland.
Tu
pars en toi
Avec
et en même temps sans moi
Tu
pars ainsi très loin
Me
laissant presque derrière toi.
Tu
chevauches lentement
Tu
goûtes chaque instant
Tu
savoures la pénétration
Avec
une lente satisfaction.
Alors,
un peu abandonné,
J’allonge
mes bras
Vers
eux, vers toi
Et
je colle mes mains
Sur
tes seins lointains.
Mais
j’aime surtout tes seins
Quand
ils trépident dans mes mains
Emportés
par ton galop
Secoués
comme des ballots
Quand
tu me chevauches sauvagement
En
perpétuel mouvement.
Emerveillé
je suis leur cadence
Quand
à toute bride tu t’élances,
Te
penchant en avant
Les
seins ballants
Tandis
que ma tête
Se
fait le brisant
De
leur tempête.
Car
tes seins tournent dans mes yeux
Comme
des planètes dans les cieux.
A
leur toucher,
Je
perds ma gravité
Je
suis sous l’eau,
Et
je les vois flotter là-haut.
Et
quand un téton
S’égare
sur mes yeux
La
volupté pure est née
Et
tout ce qui était ma vie
Plonge
dans un merveilleux oubli.
Secoue
tes seins
Belle
cavalière !
Qu’ils
tombent sur mes paupières
Qu’ils
pénètrent ma tête entière.
Belle
cavalière qui m’a chevauché
Ton
galop a touché l’extase
Désormais tu montes un…Pégase.
Et voici pour vous mettre en bouche, une petite chose qui
virevolte comme un papillon sur la première page de ce recueil :
Elles ressemblent, ces lignes,
à des petits sillons ;
J’y sème au crayon
des mots, des signes ;
Je suis le jardinier de mes pensées.
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