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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Témoignages
Curieusement dans notre pays, que l'on soit de gauche ou de droite, l'Histoire de France n'a pas toujours le même visage. C'est sans doute pour cela que sous la IVème République les manuels scolaires étaient aussi volatils que les gouvernements. Pour éviter que certains puissent modifier le cours des évènements à leur profit il est indispensable de disposer d'un maximum de témoignages dont on pourra un jour faire la synthèse. Pour cela nous disposons d'Internet qui est un outil phénoménal, puisqu'il permet de stocker des milliards d'informations. ************ Abus après la libération : Toute cette période trouble qui se situe après la libération a souvent été l’occasion de règlements de comptes personnels qui n’avaient rien à voir avec la collaboration. Conflits d’intérêt, jalousies, droits de chasse ou de pêche, histoires de femmes, rivalités politiques, tout était bon pour se débarrasser d’un gêneur ou pour lui nuire. Parfois cela allait jusqu’à l’assassinat pur et simple. Ces déviations étaient plus fréquentes à la campagne qu’à la ville où les relations entre citoyens sont beaucoup plus anonymes.
Il s'appelait Maurice Caillet. C'était un jeune homme gentil et sans histoires qui venait d'atteindre sa majorité. De condition modeste, fils d'un petit artisan couvreur, il était en âge de partir en Allemagne pour le STO*. Son père qui était un ancien militant de la S.F.I.O l'avait chaudement recommandé auprès d'un membre éminent du parti et Maurice s'était retrouvé chauffeur personnel de Marcel Déat, homme politique de gauche converti aux idées du National-socialisme et devenu en 1944 secrétaire d'Etat au Travail et à la Solidarité nationale. Bien sûr Maurice Caillet, un garçon assez simple, ignorait tout des activités politiques de son employeur ; il se contentait d'être disponible et d'aller où on lui ordonnait d'aller en s'efforçant d'avoir toujours sa traction en parfait état de marche. A la libération son patron ayant disparu*, on s'était donc rabattu, tout naturellement, sur le chauffeur. Maurice Caillet semblait s'être volatilisé et son corps en décomposition n'avait été retrouvé que beaucoup plus tard, sous un tas d'immondices. D'après les premiers éléments de l'enquête, il s'avérait qu'il avait été torturé à mort. Ses assassins qui étaient tous des résistants de la dernière heure, avaient fait preuve d'un zèle et d'une cruauté inouïs, poussant le sadisme jusqu'à arracher toutes les dents de leur victime. Arrêtés puis relâchés, ils ne furent jamais inquiétés car entre-temps une loi d'amnistie avait été promulguée. Marcel Déat, lui, avait trouvé refuge, sous un nom d'emprunt, dans le monastère de San Vito en Italie; converti au catholicisme il y restera, en toute impunité, jusqu'à sa mort en 1955
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