Nicolas Claude Fabri de Peiresc naquit à Belgentier
dans le Var, où ses parents, d'origine aixoise,
s'étaient réfugiés afin d’échapper à la peste qui
sévissait à Aix. Il prit en 1604 le nom de Peiresc,
un village situé non loin de Méailles
(Alpes-de-Haute-Provence), qui lui venait de son
père et où il n'a jamais mis les pieds. Il fit des
études de philosophie et ressentit de l’intérêt pour
l'astrononie.
Appartenant à une famille de robe, il apprit le
droit et fut attiré par l'archéologie, ce qui lui
permit de poursuivre ses études en Italie. Il revint
en France en 1602 afin de préparer son doctorat à
l'Université de Montpellier. C'est en 1604, qu' il
fut proclamé docteur en droit.
Il
fit de nombreux voyages avant d'être nommé
Conseiller au parlement de Provence. Sa demeure
d'Aix-en-Provence était un véritable musée où se
côtoyaient sculptures antiques, peinture moderne,
médailles, bibliothèque et jardin d'acclimatation.
Nicolas Claude Fabri de Peiresc est un magnifique
exemple de grand intellectuel et scientifique
moderne qui lui valut le titre de "Prince de la
république des Lettres".
En effet, s'il fut un politique remarqué dans sa
région, il fut aussi un infatigable épistolier avec
ses 10 000 lettres. Peiresc, en effet, a été en
correspondance régulière avec Malherbe, les frères
Dupuy, avec le frère du cardinal Richelieu, Rubens
dont il fut le grand ami mais aussi Galilée, Pierre
Gassendi et Campanella pour lesquels il lutta afin
de défendre ces savants aux prises avec
l'Inquisition.
Sa correspondance à Malherbe permet de mieux
comprendre la personnalité de Marc-Antoine de
Malherbe, le fils de Malherbe, tué en duel par Paul
de Fortia de Piles avec l’aide de Gaspard de Covet
de Marignane le 13 juillet 1627. Ce drame rendra
Malherbe fou de douleur, il en mourra l'année
suivante.
La nébuleuse d'Orion
Mais son talent ne s'arrête pas à cette œuvre
épistolaire abondante. Il fut aussi astronome (il
découvrit en 1610 la nébuleuse d'Orion). Pour
déterminer avec plus de précision les longitudes, il
coordonna l'observation de l'éclipse de Lune du 28
août 1635 tout le long de la Méditerranée ;
ceci lui permit de constater que cette mer était en
réalité plus courte de près de 1 000 km que ce que
l'on croyait jusqu'alors. Avec l'appui, notamment
financier, de Gassendi,
il entreprit, avec le graveur Claude Mellan de
dresser la première carte de la Lune fondée sur des
observations télescopiques. Mais la mort devait
l'empêcher de mener à bien cette tâche.
Il fut encore numismate avec son médaillier de plus
de 18 000 pièces, archéologue, amateur d'art,
historien, égyptologue, botaniste, zoologue (études
sur les caméléons, les crocodiles, l'éléphant et
l'alzaron, sorte de gazelle à tête de taureau venant
de Nubie et aujourd'hui disparue), physiologiste,
géographe (projet de construction d'un Canal de
Provence reliant Aix à Marseille), et écologiste.
Il écrira une
Histoire abrégée de la Provence,
jamais éditée qui sera publiée par Jacques Ferrier
et Michel Feuillas en 1985 chez Aubanel.
Cet humaniste s'éteignit à l'âge de 57 ans, le
24 juin 1637.
Buste de Peiresc
En son hommage, un buste en bronze a été élevé sur
la place de l'université à Aix-en-Provence, en face
de la cathédrale Saint-Sauveur. Par ailleurs, sa
demeure, qui était située près du palais de Justice
a complètement disparu : elle a été abattue lors de
la construction de l'actuel Palais de Justice. Le
musée du village de Peyresq situé près de Digne dans
les Alpes-de-Haute-Provence, est entièrement dédié à
son œuvre.
Source
: Wikipédia - l'encyclopédie libre
Pour en savoir plus :
http://lesamisdepeiresc.fr/
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