|
Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
|
|
Les petits métiers d'autrefois
Le charbonnier Faute de bras, les charbonniers si nombreux avant la guerre ont disparu de nos forêts. Les derniers à produire du charbon de bois à partir des coupes de chênes cessèrent leur activité dans les années quatre vingt laissant nos bois un peu plus à l'abandon. Reste le souvenir de leur activité que nous allons essayer de faire revivre. La carbonisation en forêt se pratiquait à l'aide de meules construites par le charbonnier ou alors de fours mobiles. La meule était constituée d'un tas de bois de dix à quinze stères en moyenne, soigneusement préparé et empilé. Ce travail long et fatigant nettoyait les bois, et la forêt ne s'en portait pas plus mal. Une cheminée prévue dans l'axe de la meule permettait l'allumage qui se faisait en déversant des braises dans ce conduit. Auparavant, le charbonnier aura habillé sa meule pour la protéger du contact de l'air et de la pluie, éléments si néfastes à la réussite de la carbonisation. A une première couverture de feuilles sèches ou bruyère, il superpose une épaisse couverture de terre calcinée mêlée à des cendres prélevées à l'emplacement d'une ancienne charbonnière. Plus l'épaisseur de la terre est grande et meilleur sera le charbon. La meule allumée, le feu se propage de haut en bas et du centre vers le pourtour, dirigé et activé par le charbonnier par une série de petits trous disposés en cercle sur la meule. Par ces évents, la fumée s'échappera et renseignera le charbonnier sur l'avancement des opérations. Au début s'échappe une fumée blanche constituée par la vapeur d'eau perdue par le bois, puis une fumée brune à l'odeur âcre que le bois émet en distillant. Enfin, une fumée légère et bleuâtre, fine, indique la combustion du charbon de bois. La carbonisation est alors terminée à ce niveau. Le charbonnier ferme les évents et en ouvre une autre rangée un peu plus bas pour faire descendre le feu dans la meule. La carbonisation va durer plusieurs jours et nécessitera une surveillance constante de la part du charbonnier, couchant sur place, au cas où un trou dans la meule viendrait ruiner ses efforts et espérant un temps au beau fixe, sans pluie ni coup de vent. Pour ces raisons, la période la plus propice à la carbonisation se situait en été, au plus prenait-on la précaution de ne pas bâtir une meule trop près des habitations pour le cas où un incendie se déclarerait ... Les fours mobiles formés d'anneaux de tôle superposés possédaient au moins l'avantage de mettre cette opération à l'abri des intempéries, mais le charbonnier lui reprochait de ne pas faire une combustion régulière et d'avoir un rendement inférieur à sa meule, aussi lui préférait-il cette dernière. La combustion terminée, le charbonnier bouche tous les évents afin que le feu s'étouffe. Lorsqu'il sera bien éteint, le charbonnier défournera à l'aide d'un crochet et mettra les morceaux de charbon de bois à refroidir. Réunis en un tas et recouverts, les morceaux de bois mal cuits finiront leur combustion. 500 kg de chênes blancs de 20 à 30 ans donnaient 100 kg de charbon. Le chêne yeuse plus rentable produisait la même quantité pour 450 kg de bois. Leur travail facilité par les tronçonneuses pour la coupe et les camions pour le transport du bois, les derniers charbonniers construisaient des meules de trente tonnes de chêne dont ils tiraient six tonnes de charbon. Un vrai métier, mais un métier dur qui appartient désormais au passé. ( Origine Maryse Pebre et Monique Rieupouilh )
************
Les limaçons sont de tout petits escargots cuits
dans l’eau salée et le fenouil, particulièrement appréciés en Provence. La
marchande de limaçons, qui est un petit métier typiquement provençal, vend donc
comme son nom l’indique ces petits escargots. Pour attirer les clients, elle
chante : "A l’aigo sau lei limaçoun, ne'n a dei gros e dei pichoun !" qui veut
dire : "A la saumure les limaçons, il y en a des gros et des petits !".
************
L’amoulaire est tout
simplement le nom provençal du rémouleur ou aiguiseur. Le rémouleur allait de
villes en villages et proposait ses services pour aiguiser couteaux ou autres
instruments tranchants. Bien que ce petit métier ne soit pas typiquement
provençal, il occupe néanmoins une place importante dans notre région, puisque
il a été immortalisé dans la Crèche et dans la Pastorale.
************
Le rempailleur de chaises
se chargeait de la réfection des sièges en paille. Pour cela, cet itinérant
proposait souvent ses services de maison en maison. Il ne doit pas être confondu
avec le chaisier-pailleur qui fabriquait entièrement les chaises. Pour la
réfection des sièges, le rempailleur portait toujours sur lui une aiguille à
pailler ainsi que de la paille de seigle qui pouvait être tressée de différentes
façons. Un rempaillage bien fait était réputé pour durer de nombreuses années.
************
Figure typique des petit
métiers, le vitrier déambulait dans les rues au cri de " Vi-trier ! Vi-i-i-itrier
! ". Il portait les vitres sur le dos à l’aide d’un portoir (cela présentait une
charge assez importante) ; ses outils consistaient en un marteau (qui lui
permettait de clouer ou d’arracher les pointes ainsi que de démastiquer grâce à
son manche particulier), un diamant pour découper le verre ainsi que d’un
couteau à mastiquer, de mastic et quelques pointes.
************
"Estrasso", en provençal,
veut dire loque ou vieux linge. L’estrassaire est tout simplement le
chiffonnier.
************
Le Ramoneur
Originaire de Savoie ou du
pays Gavot, le petit ramoneur sillonnait les rues et les villages
************
La Marchande de Brousses
Les brousses sont des
petits fromages frais obtenus à partir du lait de chèvre ou de brebis.
************
La vigne et
le tonnelier Le
tonnelier avait un compas pour dessiner le contour du tonneau qu'il
fabriquait et qui servait à contenir le vin. Au
siècle dernier, la tonnellerie avait une place importance à La Garde comme
tous les métiers liés à la vigne. Ainsi il y avait alors 2 bouchonneries à
liège au petit pont et du 1er septembre au 15 octobre, un marché aux vins
avait lieu tous les mardis et vendredis et les gardéens observaient les
bouilleurs de cru distiller l'eau de vie près du puits (école Jean Aycard).. Après
le ravage du phylloxera et l'arrachage des vignes au 19è siècle, des plants américains
ont été apportés. La Garde au début du 20è siècle était appelée le
"berceau de la viticulture américaine". Une dizaine de vignerons y
exploitaient. Le vin était très réputé. On en trouvait sur toutes les
tables. L'exposition collective des vins de la commune a obtenu une médaille
d'or à l'exposition universelle. Entre temps, après une période de surproduction qui déclencha de très importantes manifestations, les premières coopératives furent créées pour réguler le marché. La coopérative de La Garde fut la seconde à ouvrir dans le Var en 1905.
************
|