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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Lucie Roberge nous parle de Abla Farhoud et de son roman " Le bonheur a la queue glissante ". Quelques
extraits : -
page 11 : « On sait que l’on devra peu à peu faire le deuil de soi-même
avant même que nos enfants aient à faire leur deuil de nous. » -
page 38 : « Plus de calme ici à cause de la neige, plus de joie là-bas à
cause du soleil. » -
page 39 : « Reste l’essentiel. Comme ne pas se faire tuer, comme manger et
boire et rire aussi. » -
page 40 : « La tendresse… encore aujourd’hui, un regard tendre me traverse
le corps et se déverse par mes yeux. » -
page 63 : « À deux pas de la tombe, la plus petite marque d’affection est
une gerbe de fleurs odorante. » -
page 65 : « Je sais déjà que cette odeur de café me manquera, cet arbre
aussi, celui que je vois en ouvrant les yeux… et le rire de mes
petits-enfants. » -
page 145 : « Être touché à travers la souffrance de ses enfants est la plus
grande des souffrances. » -
page 163 : « Elle est assise sur une chaise parfois, la plupart du temps dans
son lit, la femme épave que je suis devenue. Elle regarde dehors, la femme sans
jambes. Ses yeux ne voient presque plus, la femme muette. Elle parle à la vitre
devant elle, la femme qui s'est toujours tue. Dehors il n'y a personne, à côté
d'elle il n'y a personne. (…) Ses
enfants viennent parfois la voir comme s'ils lui faisaient une faveur, la femme
qui les a tant aimés. Ils viennent un petit quart d'heure et s'en vont, pressés,
la femme qui a tout donné. (…) Je n’ai plus rien d'autre que ces murs. Je
leur ai dit que je voulais mourir. Ils m'ont dit que cela ne se faisait pas.
(…) » Quelques-unes
de mes réflexions de lecture : *
Comme l’enfant, la personne étrangère à un pays ne possède pas la parole
pour communiquer, elle revient à l’essentiel de l’enfant que l’on
comprend… à son non verbal. *
La parole et l’écriture suivent le développement de la pensée, est-ce la
raison pour laquelle les personnes non développées intellectuellement ont une
allure d’enfant ? Comment retrouver son âme d’enfant alors? *
Ce livre est tellement triste, triste à n’en pas pleurer… triste à
enterrer ses peine avec ses joies… "Seule à entendre ronfler le frigo
vide". Tout ce qui lui reste est ce lit à barreaux … La
fin est super apaisante comme si le bonheur d’une vie était de prendre un
cappuccino avec un mari tendre… et rien d’autre ne compte! *
C’est tellement triste qu’on ne sait pas que c’est triste, de la tristesse
à l'état liquide.
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