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L'homéopathie des Anciens !

 

La flore

L'herbier du Var

Point de fixation de populations depuis l'antiquité, la vallée du Gapeau se trouve assimilée à cinq villages - devenus pour certains des villes en pleine expansion - Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville et La Farlède. L'urbanisation  a gagné la vallée mais la flore s'y trouve encore assez riche pour rencontrer des espèces utilisées jadis comme remèdes. Et si les médecines douces reviennent à la mode sous forme de poudres ou de gélules, les anciens qui pratiquaient communément une médecine familiale basée sur la phytothérapie composée de décoctions ou d'infusions, marquent probablement une grande surprise à l'explosion de ce phénomène.

Un habitant de Solliès-Pont, étudiant en pharmacie, rédigea sa thèse de doctorat d'État en prenant pour sujet la pharmacopée traditionnelle dans la vallée du Gapeau. Devenu docteur, Yvan Avramov est maintenant pharmacien dans sa ville.

Au cours de son étude, le docteur Avramov recueillit de nombreux témoignages des habitants de la vallée pour connaître l'utilisation des herbes médicinales à une époque où médecins et pharmaciens se trouvaient trop rares, trop éloignés et peut-être trop onéreux pour n'être appelés que dans les cas extrêmes. Notre époque parait éloignée de tout cela.

Néanmoins, la richesse floristique du Var permet de retrouver dans leur milieu naturel les plantes nommées ici dans des utilisations originales. Car si certaines plantes sont d'un usage partout très répandu, d'autres au contraire trouvent leur spécificité dans l'emploi qui en était fait jadis par les habitants de la vallée du Gapeau.

Ici, pour soigner brûlures, gerçures et engelures, le lierre grimpant et le lis commun faisaient, disait-on, merveille.

- le lierre grimpant : Hedera helix L. ; nul n'ignore le lierre qui s'élance en s'accrochant aux murs, aux arbres... Les Anciens le connaissaient fort bien pour guérir les ulcères et les plaies. De nos jours les canons de la beauté étant à la minceur, il est reconnu que le lierre lutte efficacement contre la cellulite, et il se trouve pour cela dans la composition de certaines crèmes. L'usage du lierre différait dans la vallée du Gapeau où une lotion composée d'infusion de cette plante et d'eau de vie servait à guérir les brûlures et les gerçures, en plus des plaies. 

On employait aussi les pétales de la fleur du lis commun : Lilium candidum L. , en les faisant macérer dans de l'huile d'olive. L'application d'un pétale sur la gerçure ou la brûlure en facilitait la guérison. Appelée aussi lis de Saint Antoine ou rose de Junon, cette plante était déjà utilisée dans l'antiquité pour soigner les plaies et les brûlures, certes, mais aussi les vieux ulcères. Les Anciens lui reconnaissaient en outre la vertu de dérider, de nettoyer la peau du visage, et la formule avoir un " teint de lis " ne semble pas résider dans une seule comparaison avec cette fleur.

Contre les piqûres, les gens de la vallée possédaient plusieurs armes naturelles, s'agissant des piqûres les plus fréquentes par guêpes, abeilles, frelons, moustiques, orties, voire même scorpions ! Si l'insecte avait laissé son dard dans la peau, on recommandait de procéder à son extraction le plus rapidement possible. Quand l'insecte pique, l'appareil venimeux et le dard grand plantain, Plantago major L. , calmait la douleur et favorisait la cicatrisation. Il suffisait d'écraser une feuille et de la frotter, le plus tôt possible, sur la piqûre. Une légende affirme que les belettes, avant de livrer bataille à leurs ennemies naturelles les vipères, se roulent parmi des touffes de plantain pour s'assurer d'une totale immunité ! Très commun à la région, le plantain se rencontre dans les lieux herbeux un peu humides, ou sur les bords des chemins. Mais en cas de carence de cette plante, la mélisse, Melissa officinalis L. , pouvait remplir le même usage. La mélisse se trouve aisément au bord des champs et des haies, dans des lieux frais et ombragés. L'application d'une feuille fraîche sur la plaie permettait de calmer la douleur. En pharmacopée universelle, la mélisse se caractérisait par ses propriétés calmantes sur les sujets irritables, nerveux ou déprimés..., et par ses vertus toniques sur les sujets fatigués. 

Enfin, avant de quitter cette rubrique des piqûres d'insectes, rapportons une anecdote du docteur Avramov, survenue à une habitante de Puget-Ville. Piquée par un scorpion, la victime fut conduite auprès d'une vieille dame, réputée pour ses talents de guérisseuse, qui trempa un sucre dans de l'eau et le plaça sur l'endroit de la piqûre. Pendant une dizaine de minutes, elle récita des prières en étalant le sucre fondu. A la suite de ce " traitement ", il ne subsistait plus trace de piqûre, ni même de douleur !... Les piqûres douloureuses de l'aiguillon venimeux des scorpions demeurent fort heureusement très rares dans notre région. Mais si tel était le cas, on ne saurait recommander un traitement similaire à celui qui fut appliqué par notre guérisseuse, la solution la plus sage restant l'intervention rapide d'un praticien.

Personne ne se trouve à l'abri des échardes, et parfois, nulle pince à épiler, nulle aiguille passée à la flamme ne suffisent pour faire sortir l'indésirable. Dans la vallée, on employait la scabieuse, G. Scabiosa, trouvée au bord des champs ou des lieux incultes.

Il existe de nombreuses espèces de cette plante typique de la Provence, reconnue dès le XVIème siècle pour traiter les maladies de la peau.

La scabieuse, plante à fleurs blanches, bleues ou encore de couleur lilas, tire d'ailleurs son nom d'un mot latin signifiant gale, maladie contagieuse de l'épiderme provoquant de terribles démangeaisons.

Une infusion de sommités fleuries et de fleurs séchées de scabieuse permettait d'effectuer un bain de la partie du corps où se situait l'écharde. Grâce à ce bain, celle-ci était plus facilement retirée.

Ainsi, les Anciens de la vallée du Gapeau trouvaient-ils très souvent dans la nature une solution aux petits accidents les plus fréquents.

Ces recettes leur étaient personnelles; elles n'ont été extraites d'aucun magazine, ni d'une quelconque revue traitant de l'emploi d'herbes médicinales.

Tombées en désuétude, elles ne sont pas indiquées pour remplacer la médecine traditionnelle. D'ailleurs le milieu naturel a fortement évolué.

Nous ne sommes plus au temps jadis et la description de l'utilisation locale de plantes doit plus servir aujourd'hui à observer la flore de la vallée qu'à jouer les apprentis-sorciers en matière de médicaments.

Alors, pour le seul plaisir de bien connaître les espèces, vous surprendrez-vous peut être, vous aussi, à herboriser ?

( Maryse Pebre et Monique Rieupouilh )

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  Le Mimosa : Cette fleur est toute chargée de symbolique. Jaune soleil,  jaune lumière, elle nous parle avec l'accent du Midi et évoque la sécurité et la certitude. C'est la fleur de l'amitié ! Elle est annonciatrice du printemps, elle fleurit, sur la côte, fin du mois de janvier, début février selon les saisons. Elle est le principal attrait en ces mois d'hiver. Le mimosa est, en fait, un acacia de la famille des mimosacées, il fait partie des 1200 espèces d'acacias connus dans le monde, et dont plus de 700 sont originaires d'Australie; l'arbre qu'on appelle couramment acacia, est, lui, un robinier (en français) ou pseudo-acacia (en botanique). Le mimosa, que l'on connaît aujourd'hui, a été importé d'Australie par les anglais au 19ème siècle, et sert essentiellement à la décoration des maisons (bouquets de fleurs), ainsi qu'à la préparation des chars pour les corsos fleuris.

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  La Lavande : Cette fleur, aussi, sent bon le soleil, et la Provence sent bon la lavande. Cette fleur, violette, et à l'odeur typique est utilisée couramment comme parfum et comme arôme, mais aussi, comme produit thérapeutique. Elle est employée dans les domaines alimentaires et pharmaceutiques. Son nom, d'origine latine "lavanda" signifie "qui sert à laver". Il existe 3 sortes de lavande :

- la lavande vraie (ou la lavande fine) qui pousse entre 500 et 1500 m d'altitude. Elle est constituée de petites touffes et d'épis floraux uniques. Elle possède de grandes vertus médicinales, et est employée pour les huiles essentielles de lavande.

- la lavande aspic : employée également pour la fabrication des huiles essentielles de lavande.

- le lavandin (hybride de lavande vraie et d'aspic) qui pousse dans les jardins. C'est le plus courant des espèces car il est de meilleur rendement. On le reconnaît à ses multiples épis floraux (épillets à la base). Il est essentiellement utilisé pour les parfums, savons, shampoings mais ne sert pas en aromathérapie, à cause de sa teneur en camphre, que ne possède pas la lavande vraie.

L'huile essentielle de lavande est antiseptique, analgésique, diurétique, tonique, cicatrisante, efficace contre les problèmes respiratoires, contre l'eczéma et même contre l'acné.

 

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Les Arbres de Provence

Certains arbres sont spécifiques de notre région mais laissons Maryse Pebre et Monique Rieupouilh nous en parler car elles le font mieux que moi ! Au passage, je leur rends hommage en leur dédiant ce site.

L'olivier

A lui seul, il représente toute la Provence, et la vue d'une restanque d'oliviers noueux, le gris-vert argenté de leurs feuilles, le blanc de la pierre sèche de la restanque qui les accueille dans le bleu pur de l'air constituent toujours un émerveillement, et non un cliché, un poncif. Car l'olivier est beaucoup plus encore.

  Depuis la Genèse, rapportant que la colombe lâchée par Noé revint sur l'arche porteuse dans son bec d'un rameau d'olivier, annonçant ainsi la fin du déluge et de la colère divine, l'olivier est considéré comme le symbole de la paix.

Les abords de la Méditerranée ont toujours entendu les poètes chanter cet arbre de lumière, de Virgile, Horace, Ovide ... à La Fontaine, Madame de Sévigné ... et plus proches de nous, Mistral, Renoir, Pagnol, Giono, Marie Mauron ...

Introduit en Gaule par les Phocéens, l'olivier providentiel pour toute l'économie, la médecine, la cuisine, fut toujours l'objet d'attentions, de protection. Les barbares eux-mêmes l'entouraient des plus grands soins. Le gel seul demeure son ennemi naturel, et l'olivier en a beaucoup souffert au cours des derniers siècles.

Les hivers des années 1956 et 1986 ont été fatals à bon nombre.

Pourtant, à Callian, un olivier a défié le temps et le froid. Âgé de près de cinq cents ans, il tend son tronc noueux et crevassé, marquant les douleurs qui ont jalonné son parcours. 

 

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Le pin maritime

On le rencontre en grande importance dans le Var, et son appellation  de " maritime " pourrait signifier que sa zone de prédilection se limite au littoral.

Or, il n'en est rien et c'est dans les massifs des Maures et de l'Esterel qu'il se plait à croître. Le pin maritime n'est pas difficile à contenter, puisqu'il supporte très bien les sols pauvres. Il ne demande que lumière et chaleur. on lui rend très mal cette qualité d'être peu exigeant, et chaque année il doit affronter les incendies qui ravagent les forêts varoises.

 

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Le chêne-liège

Le chêne-liège pousse dans les massifs des Maures et de l'Esterel sur des sols siliceux exposés à l'humidité des vents marins mais aussi à la chaleur et à la lumière. Les feuilles persistant sur l'arbre deux ou trois ans sont vertes et lisses sur le dessus, gris-blanc sur le dessous. Les sous-bois de chênes-lièges frais et aérés permettent la croissance des fougères. Son écorce épaisse incombustible et sa facilité de régénérer par la souche après une coupe font du chêne-liège un arbre apprécié dans le reboisement des forêts varoises.

Au début du siècle, l'industrie du liège prélevé sur ces arbres comptait parmi les activités florissantes du département avec cent cinquante fabriques de bouchons employant trois mille personnes.

Le liège se prélève sur un arbre de trente ans. Au cours du " démasclage " la première écorce, sans intérêt, est éliminée; dix à douze ans plus tard on prélèvera la nouvelle couche de liège pour l'utiliser dans l'industrie.

 

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Le cyprès

On doit en partie à cet arbre la pureté du paysage provençal.

S'élançant parfois à plus de vingt cinq mètres de hauteur, le cyprès souligne l'esthétique sobre des bâtisses paysannes; son vert sombre se découpant dans la limpidité de la lumière s'allie parfaitement à la patine des tuiles romanes et au dépouillement de la campagne varoise. 

Symbole de l'immortalité dans les cimetières, de l'hospitalité et de l'amitié lorsqu'il s'érige aux abords des habitations, cet arbre de l'ordre des conifères se fait utile lorsque, planté en haie, il protège les cultures des assauts du mistral.

Le cyprès, partie intégrante de la civilisation méditerranéenne a une longévité exceptionnelle; on en connaît des millénaires. Mais le froid le terrasse facilement et également un champignon engendrant un chancre difficilement guérissable dans l'état actuel des recherches.

 

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Le mûrier

A l'état sauvage, le mûrier peut dépasser une hauteur de douze mètres. Mais les tailles successives auxquelles il a été soumis depuis la grande époque de l'élevage du ver à soie font des quelques spécimens qui restent des arbres beaucoup plus petits. 

La sériciculture, élevage des vers à soie, vient de Chine où, dit la légende, une impératrice aurait été la première à élever des vers et à dévider les cocons pour en dérouler le fil précieux. Il y a plus de 4.000 ans de cela. Cette culture ne parvint que tardivement en Europe, et il faut attendre encore la fin des guerres d'Italie avec François 1er, pour qu'elle présente un intérêt véritable.

L'arrivée des fibres synthétiques a concurrencé cette industrie qui a progressivement décliné et la plupart des mûriers sont laissés à l'abandon. Si le fruit du mûrier ressemble, par sa forme, à celui de la ronce et qui est appelée mûre, il en diffère par sa couleur, qui est en général blanche et rarement rouge ou noire.

 

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L'orme

Appelé aussi ormeau, ce grand arbre pouvant atteindre trente mètres de haut et deux à trois mètres de diamètre peut espérer une longévité de plusieurs siècles si la maladie n'intervient pas. Hélas la graphiose due à un champignon a décimé cet arbre de légende; il en reste peu de spécimens. On peut toutefois admirer un ormeau séculaire place de la République à Seillans.

A Salernes, face à l'église, un orme planté au temps de la reine Jeanne fut habité au début du siècle par un savetier qui installa son échoppe dans le tronc creux. Sa boutique garantissait des réparations aussi durables que l'orme ! En 1868 une étincelle du poêle à charbon y mit le feu, le pauvre arbre brûla pendant vingt quatre heures. On le crut mort mais, revivifié par ce décapage, il reprit de plus belle ... menaçant de s'abattre, le maire le fit couper en 1919 par mesure de sécurité !

 

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Le chêne yeuse

Appelé aussi chêne vert, voilà l'arbre indigène des forêts varoises !

Petit arbre tortueux il pousse sur les sols arides, secs, calcaires ou argilo-calcaires. Il aime les expositions très chaudes mais redoute le froid et l'hiver de 1956 décima une partie des forêts de chênes verts.

La qualité de son bois sec et lourd brûlant bien, entraîna des défrichements intensifs qui expliquent son recul dans la forêt varoise.

Les feuilles persistantes, vert sombre, et épineuses rappellent la feuille de houx. La densité de son feuillage empêche le développement de sous-bois mais cette pauvreté de végétation est compensée par la profusion dans les forêts de chênes verts de plantes aromatiques exhalant toutes les senteurs de la Provence dans ces collines.

 

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  Le pin parasol

Sa zone de développement reste très nettement délimitée. On le rencontre à très basse altitude, sur le littoral, et aussi dans les massifs des Maures et de l'Esterel. Sa pinède est typique de notre paysage.

Il sait former, par le développement original de sa silhouette, par ses grosses branches haut perchées et par son sommet aplati, de vastes ombrages. Si on le recherche pour son ombre bienfaitrice, on l'utilise aussi pour ses fruits, les " pignes ".

Il faut trois ans à ses " pignes " pour mûrir et ce n'est qu'au printemps de l'année suivante qu'elles s'ouvrent enfin. Alors, quand le cône éclate, on trouve sous ses écailles les " pignons " placés deux par deux sous chacune d'elles et encore prisonniers de leur enveloppe.

Le fruit de la " pigne ", riche en graisse et en amidon, est bien connu pour son utilisation en pâtisserie.

 

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Le chêne pubescent

Appelé également chêne blanc à cause du fin duvet tapissant le dessous de ses feuilles. Cette essence méridionale peuple les sols secs, peu fertiles et calcaires de l'arrière pays. Plus résistant au froid, on le trouve en altitude moyenne. 

Cet arbre à feuilles caduques permet à la lumière de pénétrer le sous-bois en hiver, favorisant la pousse d'herbe et de  petites plantes fleurissant au printemps, telles que violettes et primevères. 

Le tronc peut devenir très gros et donne un excellent bois de chauffage. Après une coupe, de nouvelles pousses repartent à la souche et un nouvel arbre atteindra une taille respectable vingt ans plus tard.

Dans le haut Var on utilise le chêne blanc comme chêne truffier.

 

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  Le figuier

On ne présente pas le figuier à un Varois. Comme tous les habitants du pourtour méditerranéen et ce depuis l'Antiquité, le Provençal pare cet arbre de toutes les vertus et il n'est pas une bastide ou un cabanon sans figuier à portée de la main. Ses fruits développeraient l'intelligence, le lait blanc secrété par cet arbre viendrait à bout des verrues et les propriétés pectorales de ce fruit méditerranéen par excellence sont reconnues par la médecine !

Le figuier aime la chaleur, les sols perméables, riches et frais comme les sols caillouteux.

Autrefois, la région de Solliès-Pont concentrait la production varoise des figues que l'on récolte en juillet et en septembre-octobre.

 

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Le châtaignier

Avec le chêne-liège, le châtaignier est la plus belle parure de la forêt des Maures, où l'on trouve à l'état spontané ce grand arbre originaire de l'Asie Mineure. Mais la plantation fruitière se situe en dehors des forêts " naturelles " et les châtaigneraies font appel à des sujets greffés.

Cet arbre peut vivre plusieurs siècles. Son bois trouve des utilisations multiples, du bois de feu à la fabrication de tonneaux, meubles, parquets, claies à fromages ... Quant à l'utilisation de ses fruits, aux " bogues " tapissées d'épines, il serait vain de tenter d'en discourir ... Pour tout connaître de la châtaigne, rendez-vous à " Collobrières ". Dans ce village pittoresque, vous trouverez et dégusterez à l'envi marrons glacés et confitures de châtaignes.

 

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Le robinier

L'arbre qui est couramment appelé acacia est en fait le robinier. Et c'est à tort qu'on le nomme acacia ou, tout aussi communément, faux acacia.

On doit la présence du robinier en France à Jean Robin qui donna son nom à l'arbre qu'il avait rapporté d'Amérique du Nord. A la cour, Robin avait la charge de jardinier du roi Henri IV.

Facile à vivre, le robinier s'adapte à tous les sols, sa seule exigence étant que le terrain qui le reçoit ne soit pas trop détrempé. Développant latéralement ses racines dans le sol, il se révèle très utile pour retenir les terrains meubles.

Son autre qualité est aussi sa résistance aux parasites qui rongent d'ordinaire les arbres. C'est pourquoi ce grand arbre était jadis employé pour la fabrication des roues de charrettes.

 

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