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Macao, Cotignac, Région, Provence,
Littérature et…fantaisie !
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Installation à Cotignac Le petit appartement que nous avions loué ne permettait pas d'y entreposer tous nos meubles, aussi avions-nous dû opérer un sérieux tri; les utilitaires avaient été hissés jusqu'au troisième étage par un escalier assez étroit et s'étaient répartis dans les trois pièces. Les nombreux cartons de livres et divers avaient été rangés dans une chambrette du second faisant partie intégrante du logement. Le reste des meubles, les objets les plus précieux et les glaces avaient trouvé refuge chez nos amis. Mon matériel ainsi que mon outillage se partageaient entre un coin de remise prêté par la logeuse et la campagne de nos amis à Bellevue. Tout s'était très bien passé malgré la chaleur car à cette période de l'année, au village, contrairement à la plupart des Cotignacéens, le soleil ne faisait pas la sieste ! Les propriétaires étaient tout miel et je commençais à avoir des doutes sur toutes les mise en garde des uns et des autres. C'était d'après tous des sales gens, des mauvais coucheurs, des faiseurs d'embrouille, des procéduriers et même des "collabos". Tout avait été dit. De toute façon, à l'époque, nous n'avions pas le choix car c'était le seul appartement qui nous convenait; de plus il y avait deux arguments qui avaient leur importance car en face de l'immeuble une petite placette nous permettait de garer nos véhicules et, à deux pas, se trouvait une fontaine où il était aisé de puiser l'eau nécessaire pour mes activités futures à Macao; autre avantage, non négligeable, il existait au deuxième étage un grand studio que nous pouvions louer à la semaine lorsque des amis ou la famille venaient nous faire un petit coucou. Le seul point noir était que les propriétaires avaient systématiquement refusé de signer un quelconque engagement, arguant du fait que chez les gens de la terre une affaire scellée par une bonne poignée de main valait tous les baux du monde. Tout c'était très bien passé les premiers temps mais nous n'allions pas tarder à déchanter. Nous avions remarqué, à de nombreux petits détails, que durant nos absences, la propriétaire visitait systématiquement notre appartement pour des raisons obscures; elle avait donc manifestement conservé un trousseau de clefs, bien que prétendant le contraire. Nous avions donc fait changer les serrures ce qui avait provoqué l'ire de nos logeurs; ces derniers, par représailles, avaient prétendu que la chambre du second nous avait été prêtée gracieusement et qu'ils désiraient la récupérer. Par la suite le ballon d'eau chaude ayant rendu l'âme, nous avions mis les propriétaires en demeure de le remplacer ce qui n'avait pas eu l'heur de plaire au sieur C qui m'avait copieusement insulté et très légèrement bousculé. Bien sûr j'avais un peu amplifié les choses de façon que ma plainte soit prise en considération à la gendarmerie et ce vilain coco s'était vu condamner par le tribunal. Par vengeance, le fils de nos persécuteurs nous avait dénoncés pour construction illégale comme nous le verrons au chapitre "station de pompage". Puis les choses s'étaient légèrement tassées avec le temps et ce jusqu'à notre départ; n'empêche que nous avions passé un peu plus de dix huit mois à jouer à la guéguerre !
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