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Ces Hommes qui ont contribué à faire reconnaitre Cotignac !

 

Ils nous ont quittés

  Georges BLANC et le Théâtre de la Falaise  ( par Marcel Landowski)

S'il y a aujourd'hui un Festival de la Falaise à Cotignac, s'il y a aujourd'hui un théâtre de verdure, c'est bien, tout d'abord, à Georges Blanc que le village le doit.

Déjà le souvenir de ce jeune pharmacien arrivé à Cotignac avant la guerre avec son épouse Marie-Thérèse s'estompe, et combien à tort.

De 1935 année de sa venue au village à 1968 année où la mort, prématurément, l'emporta, non seulement, bien-sûr, il se dévoua à son métier, mais plus encore il vécut passionnément de la respiration de cette terre de Provence, de ce lieu du haut Var où la vigne, quelques lieues plus haut, cède le pas à la lavande et l'olivier au chêne truffier.

Georges Blanc était philosophe et poète. Philosophe parce qu'il se nourrissait des pensées des plus grands : Platon, Nietzsche, Bergson et les grands psychologues du XXème siècle.

Poète parce qu'hiver comme été, avec son épouse, avec ses amis, dont nous étions parfois, il parcourait les chemins de la commune, non pas pour lui, mais pour les autres, pour les touristes de Cotignac, de Provence et d'ailleurs, en organisant des chemins de randonnées qu'il balisait sans relâche en les numérotant, ces chemins, avec des pancartes chaque année recommencées.

Poète et philosophe tout à la fois, et terrassier aussi, le jour où, amoureux du rocher qu'il connaissait comme personne, il décida, pour le faire mieux connaître, d'aménager sous son ombre protectrice un lieu scénique, en permettant au théâtre et à la musique d'y trouver existence et de le faire, par musiciens et acteurs interposés, chanter de grandes oeuvres de la musique, réciter de beaux textes.

Et c'est ainsi qu'un beau matin d'été, presque avant l'aube, il se mit au travail. Les marches de l'escalier pour accéder à la scène, à l'aire du public, c'est bien lui, avec le plateau lui-même, avec les cyprès qu'il voulût planter, c'est encore lui qui en fut l'initiateur et le maçon et l'architecte.

Bien-sûr, au début il rencontra scepticisme et indifférence. Mais rapidement il gagna la partie. Il eut la chance de rencontrer Jacqueline Serval et Jean Darcy qui pendant de nombreux étés firent vivre ce lieu. Il fut également compris, et les Darcy après lui, par les différentes municipalités qui se succédèrent.

Depuis sa disparition, 18 ans ont passé, mais le Théâtre de la Falaise, par son Festival, par le Syndicat d'Initiative, par les diverses associations qui viennent s'y manifester, par l'amitié des municipalités de Cotignac d'aujourd'hui comme d'hier, voit s'agrandir son audience et ses ambitions grâce en outre à l'intérêt que lui portent les collectivités territoriales et l'État. 

Ainsi le Théâtre de la Falaise peut-il, devrait-il devenir, avec l'aide de la Municipalité et de son Maire qui y portent sympathique attention, un peu le symbole du devenir d'un exceptionnellement beau village du haut Var, une cité qui sache tout en développant harmonieusement et sagement son architecture, tout comme sa vie économique, préserver, tout en s'agrandissant, la valeur sans prix de sa beauté de toujours.

 

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  HOMMAGE à Hubert BLANC - " 10 ans déjà "  ( par F. Vanson )

A l'ère de l'an 2000, il était pour nous un devoir de rendre hommage à Hubert BLANC, prématurément disparu dans sa 69ème année, le 7 mai 1990.

Successivement secrétaire de Mairie durant 40 ans, élu Maire en 1983, puis président du Centre de Gestion Territoriale du Var en 1989, il sut mener brillamment une carrière communale et territoriale, toujours au service de ses concitoyens, tendant vers la simplicité, la disponibilité et le contact humain.

Son souvenir perdure pour nombre de personnes et amis. Marthe son épouse, le regard empreint d'émotion, témoigne de ce passé si cher et trop tôt interrompu. 

Déjà en 1983, dans une première parution, il soulignait l'importance du Bulletin Municipal, vecteur de communication entre le Maire, les élus et la population, à laquelle notre devoir est de rendre compte de façon constante, des actions municipales.

Qu'il nous soit permis aujourd'hui d'assurer à son épouse, sa famille, ses amis, de la constance de ce souvenir.

 

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Marcel LANDOWSKI

Voici ce que la Presse en disait il y a quelques années.

D'Anne-Marie Chouchan, dans "la Dépêche du Midi" :

<<Marcel Landowski a commencé à composer très jeune et, dès l'âge de 22 ans, en 1937, alors qu'il était encore élève au Conservatoire, il dirigeait lui-même, à la tête de l'Orchestre symphonique de Paris, ses deux premières oeuvres importantes, "Les Sept Loups" et "Les Sorcières", deux ballades pour chœurs de femmes et orchestre.

Compositeur d'Opéra particulièrement fécond, à une époque de crise de l'art lyrique, il a signé six ouvrages importants : "Le Rire de Nils Halerius" (1948), "Le Fou" (1956), "Le Ventriloque" (1957), "Les Adieux" (1959), "L'Opéra de Poussière (1962) et..."Montségur" (1985). 

En ce qui concerne la musique symphonique, Marcel Landowski est l'auteur de trois symphonies, d'un poème symphonique "Edina", de très nombreux concertos pour des instruments aussi divers que le piano, les ondes Martenot, le violoncelle, le basson ou la flûte.

On lui doit aussi des oeuvres vocales (cantates et oratorios), des musiques de ballet ("Le Fantôme de l'Opéra" et les "Hauts de Hurlevent", écrits pour le ballet national de Marseille), ainsi que diverses pièces de musique de chambre.

Très attaché à la liberté des formes ainsi qu'à toutes les musiques, il a aussi composé des improvisations et des musiques de films...

...Rappelons que Marcel Landowski a cessé d'écrire pendant toute la période où il a occupé les fonctions de Directeur de la Musique, de l'Art Lyrique et de la Danse, au Ministère des Affaires Culturelles, de 1966 à 1974" >>.

D'André Dorme, dans "Var - Matin" :

<<Marcel Landowski, qui sera de retour à Cotignac dans quelques jours, dirigera également au palais omnisports de Bercy le 4 juillet prochain, "Chant de Paix". L'œuvre construite sur des poèmes de S.S. Jean-Paul II qui a reçu récemment Marcel Landowski est une commande du Comité International "Pueri Cantores" pour le congrès de Paris 1985.

Le 25 février 1981 à Hiroshima, Jean-Paul II, devant des dizaines de milliers de personnes, réunies autour du "Peace Mémorial" a lancé, à la fin du discours qu'il prononçait et qu'il répéta en plusieurs langues, un appel, une prière, une ardente supplication pour la paix dans le Monde.

"Écoute ma voix, elle est la voix de tous les petits enfants qui souffrent et souffriront chaque fois que les peuples mettront leur confiance dans les armes et dans la guerre.

Écoute ma voix, parce que je parle pour les foules de tous les pays..."

Ce cri, développé en quatre refrains, sera le "leitmotiv" de ce "Chant de paix". Il sera repris comme l'ont souhaité les organisateurs des "Pueri Cantores" par les dix mille enfants et jeunes de quarante pays du Monde qui seront réunis le 4 juillet à Paris-Bercy>>.

Une belle responsabilité donc pour notre Cotignacéen qui, comme le rappelait récemment monsieur Hubert Blanc, à propos du Festival du Théâtre de la Falaise, était le "premier de cordée" avec les amis du vieux Cotignac.

D'Henri Rozes, dans "La Dépêche du Midi" :

<<Ce petit fils d'émigré polonais a les yeux couleur d'ardoise de la Baltique de tous les jours ou de la Méditerranée en colère. De son père, grand artiste, Marcel Landowski a acquis la certitude que pour être un homme complet, il convenait d'apprendre le matin, de comprendre l'après-midi, bref, de remettre en chantier ses connaissances, avec toujours en point de mire, continuité et discipline dans le travail.

Des mots, pleins de sève et de suc, nous pensons que cet homme dont les rides du visage, comme les troncs tordus des oliviers de Cotignac, disent la pérennité, en a plein sa besace. C'est, en effet, un peu mage, un peu poète, un vrai personnage de Giono.

Avec son épouse, entouré de ses trois enfants et petits-enfants, nous le voyons très bien sur cette haute terre de lumière et de silence, goûter la fraîcheur de la fontaine qui gazouille sur la placette ombragée, écouter les cigales près du rempart, regarder pousser l'olivier, la lavande ou la vigne, une vigne antique aux allures de  lambrusque, donnant néanmoins un vin robuste, solide et ferme comme tous les V.D.Q.S. des côtes de Provence.

Cotignac, l'enfant qui nichait, par jeu, dans l'oreille du Christ du Corcovado, que sculpta son père (avant que la statue n'aille dominer la baie de Rio), l'acheta pour 10.000 francs, pas un sou de plus, pas un sou de moins, sur les conseils de M. Rouget, horloger dans ce chef-lieu-de-canton, un soir de promenade vélocipédique.

"Une danseuse, ça coûte plus cher" conclut Marcel Landowski. Une phrase que, dans le bourdonnement de la lumière d'été, sous le tilleul de la terrasse, le patriarche de Manosque aurait volontiers reconnue sienne, en disant de son auteur qu'il était "Un de Cotignac", comme lui écrivit "Un de Baumugnes". 

 

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HOMMAGE à Marcel LANDOWSKI  (par F.Vanson)

Rénovateur de l'histoire musicale française, compositeur, chef d'orchestre, Marcel LANDOWSKI nous a quittés aux prémices du XXIème siècle dans sa 84ème année.

Ancien collaborateur d'André Malraux, Secrétaire Perpétuel de l'Académie des Beaux Arts, Chancelier de l'Institut de France en 1994, il consacre sa vie à la musique, crée et restructure de nombreux orchestres à Paris et en Région.

Né le 18 février 1915 à Pont-l'Abbé (Finistère), fils du sculpteur Paul Landowski, arrière petit fils du violoniste Henri Vieuxtemps, Marcel Landowski, créateur fécond, crée de multiples oeuvres dont : " Le Rire de Nils Halérius  (1944),  Le Fou (1956), le Ventriloque (1957),  l'Opéra Monségur (1985) et Galina (1996) ". Plusieurs livres aussi dont " La musique n'adoucit pas les mœurs " (1990).

Profondément attaché à notre village, sa thébaïde Cotignacéenne depuis quatre décennies, c'est un lien privilégié qui l'unissait à " son petit paradis " perché sur la colline. Son regard azuréen pétillant et malicieux illumine encore la " petite maison du Capitaine  " où solitaire, il composait ses oeuvres majeures. 

La musique, sa famille et l'écriture étaient ses passions.

L'Homme avait su s'imprégner du terroir, il était grand dans sa modestie.

Adieu " Monsieur Musique " Cotignac se souviendra.

Que votre famille trouve ici les marques de notre profond respect.

 

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  Joe DASSIN     (par C.Auber)  - Ayons une pensée pour ce garçon éminemment sympathique et disparu prématurément le 20 août 1980 à l'âge de 41 ans. Ce chanteur avait fait connaissance avec les Cotignacéens à l'occasion d'un récital donné pour la fête du pays. C'est à cette occasion que la municipalité de Cotignac, pour le remercier, lui fit cadeau d'un terrain sur la route menant au monastère de Saint Joseph et où le chanteur fit construire une maison à l'usage de sa maman. Et puis le 14 janvier 1978 Cotignac, une fois de plus, fit la UNE des médias grâce à l'union de Joe avec mademoiselle Christine Delvaux. Les pompiers de Cotignac, en grand uniforme, firent une haie d'honneur aux nouveaux mariés.

 

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 Lucien PISSARRO  ( par Anne Vassal et Huguette Espitalier )

Le tableau de Lucien Pissarro intitulé "La Nouvelle Route, Cotignac", propriété du Ashmoleum Muséum d'Oxford, a été peint en 1937 au cours d'un séjour du peintre à Cotignac. 

Lucien Pissarro, né à Paris en 1863, mort en Angleterre en 1944, affectionna particulièrement le Var, séduit par sa lumière et la variété de ses paysages. Il y peignit environ 80 toiles de Bormes à Bandol.

Le peintre découvrit Cotignac par hasard dans les années 30, "lieu à demi en ruines, isolé, surplombé d'une vaste falaise de tuf".

A plusieurs reprises, il logea à l'Hôtel du Cours, modeste mais accueillant. Son arrivée au volant de son antique Ford, avec Esther son épouse, était un évènement dans le village. Témoin de cet enthousiasme, Madame Louche, la gérante de l'hôtel, maman de Mauricette Gérard et de Marcel Louche qui eux ont bien connu Lucien Pissarro quand ils étaient enfants, manifestait sa joie de les revoir en les embrassant sur les deux joues.

Cotignac et sa campagne ont été une source d'inspiration pour ce peintre de plein air, il y exécuta une douzaine de toiles: la Campagne Saint-Martin, La Combe, Le Rocher, Les Champs de Vignes, le Chemin de la Puade; ces oeuvres se trouvent les unes en Angleterre, certaines au Musée de Pontoise et d'autres dans des collections privées.

Lucien Pissarro écrivait :

"J'ai découvert à Cotignac quelques splendides motifs dont je n'avais pas la moindre idée. L'autre jour, confronté à un merveilleux effet de lumière au coucher du soleil, j'ai continué de travailler obstinément jusqu'au tout dernier moment. Le sommet de la colline était orange, l'ombre violette et mauve".

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  HOMMAGE à Sylvain GHIOTTI  (par Piou)

Pour l'état civil, il était Sylvain Ghiotti, mais à Cotignac comme dans bien d'autres villages alentours où il a animé maints et maints bals populaires avec son accordéon dont il jouait en virtuose, chacun l'appelait familièrement "Vivi".

Seul sur scène ou en compagnie de formations orchestrales renommées, il a fait danser plusieurs générations de garçons et de filles...Toute une époque faste dont ont gardé le souvenir tous ceux qui l'ont vécue.

Toujours très élégant à son pupitre, Vivi, en artiste véritable, savait satisfaire, enchanter un vaste public qui ne manquait pas de le suivre lors de ses différentes prestations. Et tous d'écouter ravis, heureux, les accents entraînants ou langoureux qu'il tirait de son instrument magique sur les touches duquel ses doigts experts voltigeaient avec une étonnante dextérité.

Prince de la musique profane, Vivi était aussi à l'aise dans le genre religieux: aux grandes orgues de l'église paroissiale, qu'il a tenues avec un égal bonheur bien des années durant, à la satisfaction unanime. Avec tout cela, homme simple, charmant et d'une probité parfaite, il a su surmonter avec courage de terribles épreuves familiales, qualités de coeur et d'esprit qui lui avaient valu l'estime et l'amitié de tous.

Aujourd'hui le musicien de notre jeunesse s'est tu pour toujours, ne laissant que regrets et tristesse derrière lui. Et le poète d'imaginer qu'il a rejoint là-haut, la cohorte des disciples de Sainte Cécile et qu'il conduit le grand bal à leurs côtés...Tous ses amis qui ne l'oublieront pas et qui gardent une pensée émue envers Juliette, sa fidèle épouse, son fils Gilbert et sa belle-fille Flora, disparus trop tôt.

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