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Mon âme, c'est ce violon qui se met à jouer selon les saisons...

 

Anouchka

 

                                                                               

 

Deux minutes dans la vie d’un bébé

Savez-vous ce que cela donne?

Un peu de tendresse

Beaucoup d’amour!

 

Deux minutes dans la vie d’un petit garçon

Qu’est-ce que vous en pensez?

Il dira: rien ne va assez vite

Je voudrais bien vite grandir!

 

Deux minutes dans la vie d’un homme

Est-ce que cela compte?

Que va-t-il répondre?

Je n’ai pas vu passer le temps…

 

 

 

 

MUSIQUE

 

Musique, où s’inscrit le nom d’une Muse,

Lorsque je t’écoute, je deviens Musique.

Et, plus rien n’existe autour de moi !

Tes notes s’inscrivent dans mes veines, qui,

Dans mon corps dessinent la portée.

 

Mon âme, c’est ce violon,

Qui se met à jouer, selon les saisons.

L’âme du violon, prend mon âme

Et l’emporte au delà du Grand Voyage.

Alors, plus de frontières... plus d’horizon...

Tu joues, en moi, pour les Peuples du Monde,

La nostalgie du temps passé,

La joie des beaux jours de la vie,

Les pleurs des enfants, sans avenir,

Musique, tes notes s’impriment en moi,

Et je te porte, bien au chaud, dans mon Cœur,

Pour les chansons du Monde entier, en toute liberté.

 

 

 

 

T’EN SOUVIENT-IL ?

 

T’en souvient-il, toi mon frère, mon ami,

Lorsque je t’ai aperçu enfermé

Dans ce camp si barbelé,

Trahissant tes rêves et tes pensées ?

 

T’en souvient-il, toi mon frère, mon ami,

Combien j’ai voulu franchir ce mur

Gardé par des colosses aux crocs acérés,

Qui sont venus paralyser mon corps,

Mais non point, mes pensées ?

 

Alors, t’en souvient-il ? Je me suis arrêtée ;

Et là, nos regards se sont croisés

Comme une myriade d’étoiles, se mettant à briller ;

Dans nos âmes et nos cœurs : la même Liberté.

 

La mienne venait s’accrocher à la tienne,

Emprisonnée dans ce camp de folie ;

Mais le miracle a voulu que ma Liberté

Emporte la tienne dans mon jardin de Vie !

 

As-tu ressenti, mon ami, mon frère,

Le message, transmis dans ton enfermement ?

Par l’Amour de ta Vie, il a fait exploser les barbelés

Et tu t’es avancé, vers moi en souriant.

 

Oubliant les chiens dressés et la haine des gardiens,

Un bruit insupportable est sorti d’un fusil ;

Mais avant de tomber, j’ai vu sur ton visage :

Le Sourire d’un Ami et la Paix dans ton âme !

 

 

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